dimanche 5 décembre 2010

Mort sous vos amours


Ce matin la neige tombe

Ce soir la lune est noire
dans les yeux dans l'espoir

Je ris de mes mots las
Je pleures dans mes lits las

Bonsoir mon père à toi la mer, les océans d'horreurs, les hallucinations du cœur, les femmes les chariots les ennuis les au-revoir les bonne nuit, voilà mon temps que je vous offre sur les cendres de art, que je vous prie qu'on crucifie sur les trop bas, sur les temps chauds sur les fausses rousses, qui nous ennuies, sur les fausses blondes que l'on oublie, sur les grandes ours qui brillent qui dorment, dans la tanière dans les rancœurs.

Salut à toi, la mère de tout mon monde, la haine de tout mon cœur, toi quand je crie toi quand je pleure toi que je nie que je regrette que l'on repère. Je me tends la main à travers la poussière, qui s'échappe de mon charme de ma crasse des mes traces sur le ciel dans le sol sous l'orage qui me pleure que je meurs.

A toi la sueur qui coule dans mon dos qui fais frémir mes mots qui fais faiblir mes idéaux, que je sens mon épaule que je pèse entre le vide entre l'égo sans mesure ni rivière ni pourboire ni troquet ni abstrait ni soudain.

En cadeau voici mes dieux mes visages mes noms qui n'ont plus de sens, mes vies mes soupirs que j'ai craché que j'ai clamé dans les berceaux sur les traineaux dans les lisières sur les chaumières dans les faubourgs sur tous mes toits.

Me voilà mort aux pieds de mon arbre, joyeux noël les fous, le ciel n'a plus d'espoir, que de vivre sous vos yeux...