jeudi 18 novembre 2010

Une clope à tiser


Parce qu'il est impossible de se supporter
de se sentir soi de se voir moi que je m'aime à la mort que je ne suis que vide de vie et d'illusions, que tout est noir dans l'espoir, que tout me rit à la face, que ce monde se moque de moi, et que je ris de ses mots, des sarcasmes qui m'entourent, que je pleure des faubourgs aux grands fous, qui nagent sur leur tombe, qui pleurent sur leur déraisons. Sans raison aucune sans détresse ni excuse, sans horreur ni méduse, sans lettre ni regret, marchons enfants du monde, que je me noie dans ces rêves sans avenir, que j'aime cet humain, qui se meurt à petits jours, dans mes bras pauvres gens, pauvres des malheureux, bien abrutis par le bonheur la joie l'amour et la peur, par la vie qui s'échappe, par l'absence de conscience et de par dessus, à moitié nu dans la rue nous crevons tous à petit feu sur nos cendres encore fumantes d'un avenir sans raison d'un passé bien oublié, je vous vois je me vois je nous tue je me tue, sur l'autel de l'indifférence, sur la guerre des manants, sur les peurs des brouillards, d'une murge d'un rail au joint, d'une putain qui dit oui d'une none qui crie encore, sur son talent sans enfant, sur ces compétentes petites mères qui ont osés nous infligé la marée du haut du bas, du temps qui coule des champs de roses des poubelles sombres, des envies qu'on envie, des désirs qu'on oublie, des désirs qu'on copie, d'un renouveau jamais revenu, jamais parvenu, à nos yeux d'abrutis qui pleurent sur leur sort, à nos yeux de pauvres sots sur les sarcasmes, pauvres sottes sans vie, d'une suréelle passion pour la misère la phobie les galaxie les enfants qui chantent dans les parcs, les mères qu'on aime et qui ont été aimées, par dessus tout le temps est passé au delà de la fumée de nos clopes, au delà des courants de nos alcools, d'un grand verre d'une larme glacée au fond d'un verre de rhum, à tiser la vodka, à fumer nos paupières, sur les lèvres des douces qui nous rendent fous, à crier dans le regard des bien gentilles qu'on ne veut pas d'elles, à les voir cracher sur nos faiblesses à les voir tuer notre richesse, à vous les putains, de bière ou de marie, qui prions la catin que demain est pure, que le lendemain est seins, et que la vie n'est que tempête, de trompette en charrette, de rire en tuerie, d'arnaques et de qui sourit, de ses lèvres encensées, de son corps vendu à quelques mots, d'un regard vide d'un désir insensé, la vie n'est qu'une farce, à laquelle nous devons sourire, à laquelle il faut savoir mourir se plier se dresser de marrer se laisser entre que la jeune belle ignorante, qui laisse entrevoir sa dignité pour quelques coups, d'un verre à la nuit, de la nuit aux furies, de la chaire aux ennuies, je me vois mort dans vos vies, pleines et heureuses, de tout ce que je hais, je ris de ne jamais savoir être, qu'un vilaine sauterelle parmi les fous, pas au dessus ni en dessous, mais bien mieux à côté, à tendre la main pour ne perdre de vue, que la jeunesse est folle, que ce monde est con et malheureux, de se sentir si heureux, de se voir si beau, dans sa triste dépression, dans sa descente aux enfers, à jamais dans le creux de ma main je lui dirais je t'aime, toi que je veux entendre, aux confins des marchandes, qui sont mortes de vie!!

mardi 16 novembre 2010

Du vent!!!


Le couteau entre les dents, je m'en vais tuer le temps, du fond de ma tanière, sous le chant des pleureuses, je me dis qu'elle est belle, de n'être qu'une femme sans avenir, de mourir par tant de poésie, de se voir sous l'écriture des vieux bistrots, je me dis qu'elle est belle, à lui tendre la main par delà le ciel, à voir au loin les bombes tomber sur nos discours, à entendre au fond les jours crever sous nos amours. Entre l'air de nos frontières, de tes lèvres sans ivresse, de mes mots sans étreinte, de ces gens qui passent là, si bas de ce temps, mort à grands coups de vent, par les dictats de ces vies, que l'on noie dans l'alcool, que l'on marche dans l'esquive, de l'âme et de tes bras. Je me vois mieux d'entre tes mots, je me sens bien loin de mon âme, de raison en hallucination, de paraitre à n'être que moi, à jamais dans la crainte et la haine, de l'amour et des peines, au dessus des alizés qui balayent l'espoir...

mercredi 10 novembre 2010

L'esquisse

Perds moi dans tes yeux sans un mot
Prends moi sur tes lèvres sans esquisse
Tends moi à l'espoir d'entre tes bras

J'ai envie de te voir souffrir jusqu'à te sentir belle, j'ai besoin de te sentir ivre de ton sourire sans fin, j'ai enfin bu mon thé sur le linceul esquissant tes seins, j'ai fini par prier que tu brûles sous l'orage , que tu chantes sur la plage, que tu planes sur ton âme sur mon cœur sur ces dames, dans le fluide de ces anges que l'on fume.

Laisse moi te prendre par la main, te faire l'amour comme un saint, te perdre à ne plus me croire, et t'oublier au fond du tiroir, te voir mourir d'un trait sur les pages d'un carnet, te voir vide dans l'esquisse de ton âme.

dimanche 7 novembre 2010

Bien entendu


Admire de ton idylle, ma si belle dépression
Prends mon amour, la plus belle des morts
Supplie de tes armes, mes envies sans avenir
Arrache de ton sang, ma décadence de tes bas
Entends ma folie, aux tréfonds du semblant
Pleure donc mon ange, sur le courant de nos vies
Étreints-toi dans mes rêves, à l'heure des foutaises
Éteints-toi dans tes lunes, à l'heure des tarées

Qui nous noient de se noyer dans leur déchire d'ivresse folle à d'absurdes regrets je te regrette tu me jètes je te prête tu me traites, chienne aux chiens aux fous les folles les malheureuses les jusqu'au bout, ici du temps, par ailleurs du vent, les aléas du va qui vient, les alentours qui leurs prennent les contours les pourtours les amours sans raison ni tête à la queue qui s'entortille à ces cous d'asphyxie de lenteur dans l'extase à la mort à la vie des sans vie, à la quête des putains sans heure, des bien heureuses des rougeoyantes des je t'aime qui s'en vont qui s'envolent qu'on regarde qu'on s'enfuit qui nous disent que l'on dit qu'on entends qu'on oublie, des roues qui tournent des vents qui boudent au souffle qui se coupe, des temps perdus des chants bien entendu

A la faveur du temps qui passe
A l'oubli des gens qui tracent

vendredi 5 novembre 2010

La folle


Je te le dis foutue, toi l'idiote, toi l'ancienne, toi qui se meurt, toi qui a tué le monde, toi qui a pleuré misère, l'ivresse de ce passé sans mots, de ces idoles vendues, de cet enfer qui jouit, de ces paroles sacrées, à boire toute sa haine, par le sang et le flegme, par la chaire et les rêves, noires de fin de voir, d'une vibrance fragmentaire, des ténèbres que tu m'as vomis, toi la putain tarée, qui n'a que dégénéré, par la soif de mes pleurs, toi qui a criée ta mort, qui a tué mon âme, toi qui n'est plus que violence, que je vois la misère, s'abattre sur tes heures, toi qui a chanté les fées, les clochards les princesses, toi qui te sens si reine, quand tu n'es plus que chienne, toi la folle aux idéaux, toi le mariage toi l'austère, toi les enfants et la guerre, toi la prière au maire la mort aux barreaux, toi la pauvre mignonne, toi qui perds ton jean, sur l'étendue de ton ignorance, de ta bêtise folle qui m'a conduit à mourir, toi l'insouciante qui gémit, besoin de se faire défoncer de se voire déchirée, par ta chienne de vie le whisky et la clope, toi l'indigne de ton nom, toi qui se doit de luire, dans ta vie sans avenir, à préférer me faire crever que de t'admettre, à la vie à la mort, sur les plages sacrées, sur le fil à la corde, je te verrais sauter, que je me sentirais libre, de ton passé maudit, toi la folle...