lundi 27 septembre 2010


C'est le temps des étoiles, qui s'envolent sur le soir, des vieilles filles aux royaumes sans lumière, du satin à l'espoir, de la vie au futur, de l'amour au toujours, je crie que je suis là

C'est la pluie des regrets, sous la suie de nos rêves, dans les bras d'une mer, sous les armes qui pleurent, dans la trêve des mots, dans l'oubli de ses yeux, dans la nuit de ses mains

J'ai perdu mes louanges, j'ai clamé mes miros, j'ai trinqué à ma mort, j'ai tué mes enfants, j'ai rompu le silence, de me perdre dans ma transe, de te perdre dans les pas, d'une ronde sans miroir, d'un va qui sent bon, prend ma main et je viens

vendredi 17 septembre 2010

Ma dose de vie


A pas perdus, sur ce petit sentier de ma vie, sur ces souvenirs et désirs, qui flirtent dans l'inhumanité du temps qui passe, du vent qui n'efface rien et des idées qui ne font que survivre!

Il y a des jours comme ça, des nuits où l'on respire, où l'on se laisse aller à pleurer et se dire, qu'il était une fois, qu'il était une fois...

De haine ou de passion, de sang ou d'illusions, de déchire ou de communion, ces troubles nous sèment, ces brèves expressions, car un jour on était quelqu'un, on était celui-là ou celle-ci, ceux qui n'ont peur de vivre, ceux qui ont été à vous, ceux qu'on n'oublie pas! De petits pas sur ces souvenirs, c'était le temps de l'extase, des cris et des pleurs, de l'amour et des fleurs, mais d'un temps remarquable, d'un instant ou d'une vie, qui nous a assoiffé, nous a fait vibrer, d'une personne d'une rencontre, qui nous a marqué, nous a fait grandir. Ces grands coups de hache sur les sillons de nos lits, qui façonnent nos rides et nos folies, sont les étincelles qui embrasent nos vies, l'essence du feu qui brûle enfin en nous, les plus profondes larmes qui ont coulés sur nos cœurs, les plus grands éclats de rire dans le vent, les plus grandes envolées que notre palpitant ai eu à contenir, la plus grande des croisades de nos amours. Ces brèves de vies, si fortes et qu'on ne peut revoir, ces intermèdes que l'on gardera toujours au plus profond de soi, sont nos plus belles armes, s'effilochant au fur et à mesure en munitions oubliées, sous la braise de notre souvenir, enterrées et prêtes à nous faire sauter les plombs, à nous faire craquer le calme, le chant des roses, des p'tits oiseaux qu'on entends et des maladroits romantismes.

Je me revois sur mon île à pleurer que je suis heureux, à jouir de mon existence, à découvrir qu'il existe une vie, à côté de ma mort, qu'il est possible d'exister, quand on n'est que soupirs, qu'il y a de grands chagrins dans la jeunesse qui s'ouvre les veines, qu'il y a des putains prêtes à t'aimer, qu'il y a des jolies prêtes à se taire, qu'il y a des gens beaux, d'un costard d'une gueule, qui ont l'intérêt d'un bulot et la passion des feuilles mortes, mais de grands enfants toujours la fleur au sourire, toujours la joie de survivre, dans le grand fracas des jours qui s'enchaînent. De cette jeunesse sans avenir qui ne peut vivre sans se voir demain, je me vois ivre dans ce hangar, je me sens flou dans le ciel, dans ma grande épopée, le vent s'essouffle, et je remets ma camisole, seul au milieu des fous.

Je me revois dans cet avion, de ces deux heures à oublier, à me prendre une balle de la peur, à me voir mourir à chaque minute plus proche de ce long passé. Comment vous dire ce jour, qu'il y a eu tant d'autres vies, tant de choses trépidantes, tant de choses qui m'ont déchiré le cœur, qui m'ont fait trembler le corps, qui m'ont transcendé l'esprit et métamorphosé l'âme. Je ne suis plus le même et ne veux plus l'être. Après avoir connu trop le monde, on ne peut plus s'en passer, cette addiction à la découverte et à l'ouverture, à l'épanouissement et à la passion, je ne peux plus vivre de raison et de quotidien, de classé et de trop rangé, de comptes et de manque, il me faut ma dose, si je ne veux pas pourrir, dans le vide aux abords du plaisir. Il en faut toujours plus, toujours plus avec moins, toujours moins qui nous donne plus, qui nous envoûte mieux, qui nous déroute encore, qui nous fait chavirer, au gré des encres de suie, des faveurs des ennuis, je me dis qu'il me manque, cette étoile qui brille.

Ma grande dépression c'est d'être et d'avoir été cet heureux, et de partir au combat des bons dieux, à braver les tombeaux des bien soumis, pour exhorter la passion, et faire rêver mes larmes, des tristesses profondes, et d'amour sans limite, pour montrer que je suis bien, follement heureux et vivant de me dire, que je sais respirer, et tomber amoureux. Mais putain qu'elle est belle, ce regard qui m'envole, vers ces horizons que j'attendais!

jeudi 16 septembre 2010

Ivre la main


J'ai le sourire au bout des doigts, dans l'égarement de mes yeux, sous les étoiles de la transe, du whisky et des saints, mets ta main dans la mienne, au clair des lunes, qui aiment à en perdre le tournis!

Prends un verre la terreur, ouvrons nous les veines dans la jouissance, le plaisir et l'ivresse de vivre, sous la brume des horizons de ces nuits, de la chaleur de ces corps, qui s'essoufflent qui s'évitent, de ce vide qui se comble, des mots doux qui s'écoulent, du mielleux qui se tue, dans tes bras je me rêve fabuleux, des yeux qui brillent, de biture et d'amour, prends ma main, c'est un beau jour pour rêver!

lundi 13 septembre 2010

De fleurs et de marasme


Un jour un soir ce beau matin qui gravit le regard du brave, malheureux, décontenancé de cette lune qui brille aux quatre chemins, les yeux hissés aux allures de la fin, à l'ombre des maux, le sourire ivre, les mains qui tremblent, de ne savoir lui dire, que ce soir il fait noir, que cette nuit il a failli, mourir au creux de ses paupières.

La porte aux inconnus, de fleurs et de marasme, fermée par les vieux coups de minuit, qui résonnent et font trembler l'odeur de la résistance, la chaleur des prétentieuses, la simple union de quelques gorgées, d'une belle asphyxie, au gré des mots, qui subliment les dames, d'un jeu à l'eau de vie.

De ce nuage chaud, qui m'ennuie de la chaire, qui vit par les spasmes, des gravités condamnées, au fond des théologies sans flamme, aux églises des carillons sourds, aux prêcheurs de la grande fortune, rêvant sans horizon, pleurant sans dépression, heureux de voir les ruines du soleil, des petits sous pour oreiller, de belles apparences pour mieux flâner, à la mort des rêves de gosse, adieu les étoiles, à nous la profusion.

Par quelques mots sans ambiguïté, pour quelques flots, dans la brume des vagues, qui claquent sur la roche, je me traîne, je divague, je rengaine, la fuite des marmots, qui ont oublié ce soir, que le soleil est sombre, que la pluie est belle, et les larmes infidèles, au gré des va et viens, de ma main qui se traîne, dans le feu de tes biens.

dimanche 12 septembre 2010

A tes vagues sans question!


Je veux que ton cœur sur le mien, embaume la peur et la crainte!

Je veux que ces larmes sur ton dos, décousent la furie et mes mots!

Je me meurs de te dire à tes yeux, qu'à ce jour toi tu m'oublies!

Je me meurs à tes vagues qui ondulent, sur ces pas qui passent bien trop vite!

Je te suis quand tu vis et rougis, sur l'absence de ce lien qui me consume!

Et je ris d'un espoir qui revit, dans tes bras tu me tues et l'on s'enfuit
Car demain je serai ce qui se dit, écorché sur le vif de nos vies
Si lointaines de nos lits et d'une image qui se floute sur les rebords d'une danse!

samedi 11 septembre 2010

Tourne en Boucle, des Rois à l'étreinte, vagabonds nous marchons, nous aimons...


La brume est folle sur les plis de ta main
La joie est vile sur l'attente de ce saint

D'une barcasse vagabonde
Qui se brise sur tes reins
Que je vois à l'aurore
Chanter la vague déconfite
En bas sur le récif
Aux allures de camisoles
Aux penchants de passion
Qui bercent nos illusions

De ce sang versé
Aux larmes brûlées
Qui chantonnent en boucle
Dores et déjà sur les armes
Brisées de tôle
Pleurant encore
Qu'il fait beau ce soir

Je frissonne au son des conserves
Des talus des fracas
Des petites sottes qui crient qui pleurent
Sur leurs bas hémisphères
Au délire du j'en viens
Aux divas du va t'en
Qui disent qu'on se voit
Qui pleurent qu'on ne soit
Au fil des comptines
Que de piètres baroudeurs

Mets ta main dans ses voeux
Retire ton corps de ton désordre
Approuve mes lèvres à tes heures
Qui sonne ce désir foutu
Déchire ton rêve à mes folies
Déclinons toutes ces auditions
A l'aube de cette mort sans faim
Qui nous emporte aux vents de Pluton
Aux désirs de l'abscons
Sur ces brèves sans être

De simple petits rois
De pauvres petites lois
Sur l'autel de la grande murge
Qui souille si doux
La souffle coupé par ses bras
Ce regard sans éphémère

jeudi 9 septembre 2010

Je sans Tu le vide


j'ai envie de dire... que je me sens en total désaccord avec moi même... en totale décontenance de mon cœur, à pleurer la folie des heureuses...

à chanter que ces foutues sont douces, que ces odeurs sont rosses... à la paume des pleurs, du petit tourment que ces regains de haine, que cette gorge qui se noue, à l'image de toi ma jeunesse folle, mon espoir de putain qui déraille, d'eau de mer sans broutille, de vagues en l'air qui dérivent, je marche sur la pointe des sottises, sur la brèche des mes piètres professions, de cette danse en droite de gauche, à bailler l'entre toi sans moi, qui nous voit qui nous croit, et je sèche petite fleur, et je prêche à toi mes rêves, d'une image sans fond, d'une résonance de malsain, de très proche en toi même, de nous tous qui jouons, de toi qui entonne, la petite médisance, toi mon amour, que ne ferais-je pas pour te perdre, pour t'aimer sans être vu, ce soir nous buvons, de devenir dingue en m'en entailler les rêves, à m'en évider l'étreinte, que ne ferais-je pas pour ne pas t'avoir, à jamais loin du feu, des rocailles des videurs, qui te fondent la fin, qui te feignent l'argent, que ton sourire est beau, ma grande dépression...