samedi 30 avril 2011

Au bleu de ma route


Parce que je ne veux pas que sa chaire soit mon exil, juste que son sourire soit ma peine, que son regard soit mon supplice.
Car je ne suis qu'une vague sans rivage, qui s'évade et qui divague, dans les nuages salés de nos horizons, des souvenirs aux illusions.
Sous les trottoirs dans les trous noirs, dans les seins bleus des occidents les mains brûlées des oubliés, je la revois.
Dans ces eaux troubles aux quatre saisons, ces p'tits mots doux ces rires de rien, s'évident ces pleins les verres de vin.

Je bois comme un trop plein
à peindre mes maux
du bout de mes lèvres
à tous mes oiseaux qui crèvent

Je lis sous la lune que les étoiles sont belles, du bleu de mes nuits à l'enfer de mes rêves, des rivières qui se marrent au noir du soleil.
Qu'illumine la mer, d'encre au delà des frontières, par les pleurs des couveuses, des solitaires des amers, dans nos phares aux grinçants.
Parce que ses mots ne ternissent que les pierres, sous l'hésitante congrégation, les transparences sans s'en mêler, pour mieux perdre la face ou prier pour la guerre.
Dans nos mers aux foutaises, au coin du feu le jour s'éclaire, d'une pièce sombre mon heure est belle, les souvenirs les vieilles terres.

Je bois ce trop plein
à dépendre des mots
d'un doigt une trêve
de ces rêveurs qu'on perd

Je l'imagine j'ai la rengaine, je la désigne je la sublime, sans oublier sans trop bouffer la merde qu'on m'a laissé, plus rien à boire plus rien à faire, plus qu'à pourrir plus qu'à sourire plus qu'à se dire qu'un jour est beau qu'un jour est seul qu'il fait si noir qu'on est si froid qu'on a plus qu'à y croire qu'à mieux s'y voir qu'à tant y choir, à tant de marres qui pissent, dans son sourire terne de vos odeurs mort de vos prières, allumez vous toi l'innocence toi l'indécence, à tous ces tourne-disques qui claquent dans nos cœurs à tous ces p'tits malheurs, qui rêvent dans nos camps, dans nos fumées qui nous embrument la mer, que l'on emmerde la plage qui nous gagne, toi de nos rues, sans bleu des lunes ni l'odeur des falaises, marchons de ces rêves, ravagés de ce monde dont on n'a pas peur mais qui ravage nos cœurs.

Bravons oui nos terre-pleins
pour détendre ici nos mers
au bout des doigts des maladroits
des souvenirs foutus noyés

Bien heureux les enfants rient, dans les rives brisées par son regard les souvenir perdus quand elle s'égare, par les grand beaux la poudre aux yeux, le sel des pères, que l'on parsème qui nous acère, ici la nuit est fièvre la lune est bleu, bien sûre la vague se perd, dans tous ces bras, noir le soleil.

jeudi 28 avril 2011


Ma lune est comme une idiote,
lorsqu'il pleut sous le soleil,
noir,
par tous les temps,
du vertige ou la guerre,
des rires et des armes,
dans le plaisir d'une qui se pleure à ses airs

mardi 12 avril 2011

Tant qu'il


C'est juste un drap noir qui a déteint sur moi, une larme d'espoir qui a allumé ma flamme, qui a battis mes ponts, gravit les frontières d'un long passé et sans avenir

Aux armes, générations général mon ami, de nos heures à passer de quelques mots, par tes belles conneries je suis devenu le fou que j'aurais toujours dû être, à suivre tes pas décadents, si différents et au final si semblables, je pense n'être qu'un simple rejeton de ta bonne fortune, de tes rêves et de ton expression, visuelle virtuelle sans rite ni intention.

Rouge ce soir? qu'importe la couleur, aujourd'hui je me promène dans mes bains abstraits, baignés d'incompris et d'accomplis, surréalistement moi, dans les moi, je, mes moi, et bien entendu...

Tous dans la même merde, à chercher sa voie, lorsque celle ci évidente nous aboie nous frappe à la gorge nous détruit nous construit, sans cela que l'on vit, ivre de nos vies dans le clair de lune qui éteint nos nuits, blanche la lueur des soirs, l'aurore des parents des enfants oubliés, égarés qui nous ont perdus que l'on a retrouvé, nous voilà les inconnus...

dimanche 10 avril 2011

Des p'tits mots dans le noir


Entre les éclairs
des paroles du brouillard,
marchant ivre entre les confessions,
le cul posé
sur la gazinière des cafés
par les services d'un soir
les pourboires oubliés
la matrice qu'on enfante
les esquisses aux fissures
des amours acharnés
aux sacrifices
sans pouvoir identifier l'odeur
de la sueur ou des pleurs
par les grains de souvenirs
sans un mur qu'on ne tisse
sans le noir qu'on respire

Des p'tits mots pour tout dire pour rien dire qui veulent tout dire mais qui ne disent rien,
d'la poésie des enfants
qui rient
des mots doux pour paraître
des yeux doux pour exister
se faire voir pour oublier,
des chiens morts dans les rues,
dans les lignes dépassées
des soirées des paroles
qui nous craignent que l'on crie
qui nous tuent que l'on boit
dans l'espoir d'être l'autre
l'illusion d'être soi

Le marcheur fou d'entre les guerres
qui fabule qui rêve
qu'on imagine de nous même
aiguilleur
crève le cœur
des histoires des paroles
des images des j'en pleure
par les pages blanches
qui crient d'amour
les lunes bleues
rêvées entre deux
ces soirs gris sans un mot
les lignes sont ivres
de supporter ces sanglots
dans le noir on a peur

lundi 4 avril 2011

Fadement délicieux


Il est tellement agréable de se dire que tu n'es rien que vapeur, qu'horreur et illusion, que tes yeux ont l'odeur des temps passés, que ta douceur a la chaleur des cendres de ce monde, que tu n'es qu'un courant d'air qui attise mon cœur, ou bien moins je ne peux...

Mais tu n'es qu'une lumière ironique, qui décide sans me voir, qui ionise les lois, sans rideaux ni de fer, sans un mot ni prière, par le vide et le noire, qui s'empare de ces pas à deux doigts du brouillard de l'absurde du délice des ficelles que l'on tire qui se brisent et me nouent ce penchant sans couleur...

Fadement délicieux
il ne peut...

Heureux!

samedi 2 avril 2011

Brève romance en deux mots


Tu es tellement plus qu'un regard froid qu'un regard terne
tu es tellement plus qu'une lanterne froide qu'une lanterne vide
Au doux regard d'un hiver feint qu'une histoire dite conte du compte qui parcours les toits
dans le creux de ses mains sobres, incarnées d'inconscience
D'une ironie d'une pauvre larme, déguisée sans esquisse sans malice sans revers ni travers
pas de charme pour la noce qui s'évade, pour la messe qui s'écrase
D'un regard ivre aux yeux de mes nuits, aux souvenirs indécis, elle est belle la comédie que l'on joue
dans les bars dans la crasse dans les rues les trottoirs les au revoir
D'un corps brûlant, d'un mot sans accord de disgrâce de raccords qui sonnent faux
dans l'histoire la soif des immondes tant amers sans calvaire ni tréfonds
Sur l'encens oublié, refusé de courir de gémir sous le souffle sans soupir, qu'on inspire
marchant nus dans les rêves, fiers et impromptus
Dans la couleur suave qui palpite
et les grèves qui nous agitent