mercredi 3 avril 2013

L'orage



 La pluie qui tombe
La pluie qui passe
Caresse mon visage
Et fait glisser ma main
En espérant ta main
Dans le vide les oiseaux
Qui font voler mes mots
Qui me rendent sourd à tes yeux
Qui me font boire les orages
Dans le bruit des fardeaux
Les poèmes qu'on n'a pas lu
Les dérives qu'on n'a pas eu
Le bateau qu'on a pas pris
Noyés dans les envies
Oui celles qu'on a pas eu
Laura je pars sans laisser trace
Ton chemin qui s'écoule
Dans le creux de ma main
Ou au coin des paupières
Qui vient sécher mon vin
Mes délires tes cauchemares
Dans le siècle au plaisir
Et qu'ignorance rime avec romance
Quand les silences sont la démence
On ne se délivre que dans le noir

Et quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Comme un torrent de braise
Qui fait brûler mes rêves
De ne voir que l'envers
Qui détruit le décors

Vas-y Laura défends-toi
Vas-y toi tu cours après quoi
Encore dieu l'existence
Des roulottes sans roues
Des menottes dans le trou
Noir des soleils
Que je prends
Et j'éteinds
Ivre dans les nuits
Les envies dans tes mains
De tes mots bien trop hauts
Des petites concessions
Qui ont forgées le temps
Des petits airs de rien
Que j'ai tué du temps
Où il faisait trop noir
Dans mon coeur pour ton rien
Qui a trompé les vents
Qui a guider navire
Sur les brèches la nuit

Mais quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Comme une claque dans la gueule
Qui fait brûler mes lèvres
De ne voir qu'à l'hiver
Que j'écris sans amour

À jamais trop sans toi
Laura je ne peux
Que faire couler la pluie
Sur les toits de mes nuits
Dans le noir le silence
Et tes mots qui résonnent
D'un appel qui vibre
Qui fait sonner les cloches
Dans l'espoir de t'écrire
Dans l'espoir qu'on s'écrie
Aller viens qu'on s'écrie
Qu'on s'écrive..!

Sur la table des chiens
Sous la table y'a ton chien
Et ton rat là qui danse
Saoul t'écries dans la nuit
De ces bruits insoumis
Et l'orage la nuit
Qui fait trembler tes mûrs
Qui fait battre le corps
Laura je ne sais pas
Qu'enfouir tes silences
Dans mes cris et l'ennuie
Dans le vin la fumée
De toutes mes nuits blanches
Quand les oiseaux sont nus
Des filles dans les bars
Et mon amour pendu
À tes lèvres qui m'en crèvent
Sur la trace des tempêtes
Laura je pleurs
Oui seul comme un fou
Là moi je pleurs
Des vents qui t'ont soufflés
Loin de ces montagnes
Que referont l'essein
Qui grésille en dedans

Mais quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Et venir sourire au monde
Dans les plaines que l'on plaind
Que tu traces ton chemin
Sans m'en laisser une goutte

De tout l'ivre divin

Et du livre

Ou du vin

lundi 1 avril 2013

Ton Mac


 
Elle est belle la pluie
Et toi là tu souris
Là tu t'ennuies
Et on s'enfuit
Ou on s'écrie
Mais là tout s'oublie..

Alors tu prends le Mac
Tu te fais rire toi
Ils te font rire et alors?
T'allumes ta cam
Tu brûles tes larmes
Tu fais tourner ton Mac
Tu le jètes par terre
Tu te fout à terre
Tu t'en fout de la terre
Et là derrière y'a ton Mac
Quand toi tu fais la pute
À traînée toute la nuit
Sur la toile qui scintille
Celle qui vient nouer tes bras
Celle qui se déchire comme tes bas
Et tu retournes ton Mac
Celui qui vous fait bander
Les yeux en bernes
Les irréelles, IRL, I. R.
Elle qui tombe la pluie
Et ton mac qui fait tourner l'argent
Qui fait rêver les cons
À grand coup de marketeux
Marketing du fou market
Mon bon marché tes innocences
Et toi tu marches sur le trottoir
Ton mac dans l'dos
Ton mac t'as peur
Toi qu'on t'le tire
Quand tu te tires
Et qu'on s'enfuit
Sous la nuit blanche
Des soleils bleus,
Et ta pomme qu'est-ce qu'on s'en fout
Que tu la croques ou qu'tu l'allumes
Quand tu t'allumes sur les réseaux
Sur la belle toile
De tous ces bas
Là qui s'effilent
Et qui défilent
Schizo sur les trottoirs
Nympho dans les dortoirs
T'as pris ta pomme
On t'l'a croquée
Et toi la sotte
Elle est tombée

Et ma querelle
Aux éternelles
Toi qui respire
Dans mes soupirs
Toi qui m'inspire
Des temps passés
À contempler les vents
Du commerce en demeure
Du vin de mes aurores
Et des horreurs en vain
T'as pris le Mac
T'as pris ton nom
Mais t'as vendu ton nom
Oui t'as vendu le chant
Dans la voix des prisons
Des p'tits moutons
Dans les poumons
Les vides raisons
La vie du non
T'allumes ta clope
Tu roules des reins
T'enfumes le monde
Tu fumes mes rondes
Sur les chemins malades
Sur les sentiers perdus
Dans les rivières qui font le temps
Dans les bureau qui tuent l'envie
T'as pris ton Mac
Biensur pour oublier
Que dehors n'est pas mort
Mais que dehors est noir
Et que dehors s'emmerde
Et que dehors m'emmerde
Alors tu fixes l'écran
Tu me pousse à cran
Et on s'oublie
La cam s'éteint
Et on s'abstient
Des nuits au gouffre
Des vies sans rien
Et on s'retrouve
Un jour de fête
Le soir des chiens
Mais dans l'oublie
T'as pris la belle
Et dans les nuits
Tu fais la putes
Pour oublier
Le dehors noir
Le dehors mort

Quand j'ouvre les yeux
Le Mac s'éteint
Quand tu souris
La pluie qui tombe
Et on s'oublie
...
Ou on s'écrit !