Et toi là
Jolie
De Nantes
L'indécise
Au vent des idéaux
Des petites fleurs
Et la peur en lambaux
Tu tétanises
Tu cristalises
Ta triste crainte
La charmante indécise
La délicieuse
Et les échanges
Des coups de lettres
Sur les claviers
Dans l'atmosphère
Sur le glacier
Qui cristalise
Les larmes à cœur
Et la froideur
Mes humeurs
Mes mots trop noirs
Gravés en cendre
Dans l'atmosphère
Qui assombris mon encre
Pour décrier le temps
À espérer ta voix
Mais indécises
Les ondes en berne
Tournent à la ronde
Dans l'atmosphère
Des bris et de glace
Qui gèlent les rivières
Qui se frayent avalées
Par le froid de ma main
Qui réchauffée de toi
Fera un signe au loin
De s'oublier
De s'en aller
Se retrouver
Ou se pleurer
Indécise éperdue
Seule sans atmosphère
Asphixiée des lettres
De demain solitaire
Et sordide indécense
Qui caresse ta main
D'un regard s'oubliant
Aux abords d'un dessin
Forts heureux
Les inconscients
Les malheureux
Qui les tiendront
Demain
Dans la chaleur
Et la nuit
Dans le lit de ces mains
Qui se tiennent
S'entretiennent
En avant les enfants
Des enfantillages d'adolescents
Nous les petits
Les inoccents
Mais toi là, petite
Belle et indécise
Détournant l'atmosphère
Pour me laisser misère
Étouffé d'espérer
Asphixié d'imaginer
De reprendre l'air
De rien en virtuelles
Petites rigolades
Grandes nausées
Et les marées
De mots en carence
Des rire les délires
La poésie étriquée
De grandes tirades
Et de mirages
Aux miracles
La comédie
Mais t'apparais
Belle d'un sourire
Putain d'irréelle
D'ivresse délurée
De l'envie
De la théorie
De grands voyages
De nuits trop loins
De vague en courte
Des juppes en bas
Résilles et les tiroirs
Et j'les regarde
Qui font les putes
Les belles les moches
L'humanité
Bradée à se sourire
Soldée par les marchés
La belle atmosphère
Pourrie déracinée
Qu'on a gazée
Pour s'étouffer heureux
Comme des enfants
Qui se bandent les yeux
De nos rêves mouillés
Par nos regards
Vides
Vides du vent
Soufflant
L'indécision
Les espoirs
Et ton regard
Sur les toits
La nuit noire
De se croiser
Le jour


