vendredi 31 mai 2013

Indécise atmosphère

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Et toi là
Jolie
De Nantes
L'indécise
Au vent des idéaux
Des petites fleurs
Et la peur en lambaux
Tu tétanises
Tu cristalises
Ta triste crainte
La charmante indécise
La délicieuse
Et les échanges
Des coups de lettres
Sur les claviers
Dans l'atmosphère
Sur le glacier
Qui cristalise
Les larmes à cœur
Et la froideur
Mes humeurs
Mes mots trop noirs
Gravés en cendre
Dans l'atmosphère
Qui assombris mon encre
Pour décrier le temps
À espérer ta voix
Mais indécises
Les ondes en berne
Tournent à la ronde
Dans l'atmosphère
Des bris et de glace
Qui gèlent les rivières
Qui se frayent avalées
Par le froid de ma main
Qui réchauffée de toi
Fera un signe au loin
De s'oublier
De s'en aller
Se retrouver
Ou se pleurer
Indécise éperdue
Seule sans atmosphère
Asphixiée des lettres
De demain solitaire
Et sordide indécense
Qui caresse ta main
D'un regard s'oubliant
Aux abords d'un dessin
Forts heureux
Les inconscients
Les malheureux
Qui les tiendront
Demain
Dans la chaleur
Et la nuit
Dans le lit de ces mains
Qui se tiennent
S'entretiennent
En avant les enfants
Des enfantillages d'adolescents
Nous les petits
Les inoccents
Mais toi là, petite
Belle et indécise
Détournant l'atmosphère
Pour me laisser misère
Étouffé d'espérer
Asphixié d'imaginer
De reprendre l'air
De rien en virtuelles
Petites rigolades
Grandes nausées
Et les marées
De mots en carence
Des rire les délires
La poésie étriquée
De grandes tirades
Et de mirages
Aux miracles
La comédie
Mais t'apparais
Belle d'un sourire
Putain d'irréelle
D'ivresse délurée
De l'envie
De la théorie
De grands voyages
De nuits trop loins
De vague en courte
Des juppes en bas
Résilles et les tiroirs
Et j'les regarde
Qui font les putes
Les belles les moches
L'humanité
Bradée à se sourire
Soldée par les marchés
La belle atmosphère
Pourrie déracinée
Qu'on a gazée
Pour s'étouffer heureux
Comme des enfants
Qui se bandent les yeux
De nos rêves mouillés
Par nos regards
Vides
Vides du vent
Soufflant
L'indécision
Les espoirs
Et ton regard
Sur les toits
La nuit noire
De se croiser
Le jour

samedi 25 mai 2013

Vu, du temps



J'ai oublié les fois
De vieilles histoires
Où les folles
Savaient chanter
            Buvant
Dans les poussières
            Le soir
Et la fumée d'un bar
Trop encombré du temps
Passé à s'oublier
Mais on s'est vu
Là on s'est vu
Et on l'a retrouvé
On l'a repris le temps
De se perdre de vu
De s'oublier en marchant
Fermons les yeux
Vas y ferme-la
            Ferme...
Ferme
La porte dans la gueule
Les yeux aux étroites
Obstiantes et obsédantes
Alors on l'a revu
Le vent qui a soufflé
Qui fait crisser des dents
Qui fait pleurer les filles
Qu'on a soufflé
Qui fait rêver
Et les chemins
Les petites feuilles
Ça vole
Ça plane
Dans le vent
Et le temps
De l'argent
À s'étouffer
Le vent
À se le faire souffler
Dans le nez
La poussière
Dans les yeux ta misère
Mais on s'est vu
On a pleuré
Du temps
Ou d'autrefois
Des pierres jetées
Dans les mers
Les rivières
Que les ponts
Aux défilés
            Amer !
Regrettant du temps
Trop vite qui s'est barré
Mais on s'est vu
Oui t'as bien vu
Qu'on a trouvé
L'espoir d'un temps
Seul avec toi
Seul et sans toi
Seulement d'un oeil
Fermé sur ce temps
Ce putain de temps
Qui n'en finit plus de passer
            Alors
Du passé au pésent
De perdre au conjugué
Comme une lettre au vent
Qu'on a laissé voler
En éclats de sanglots
Des miroirs brisés
Dans les airs essouflés
Chantés à bout d'alors
Mourir du temps
            Passé
Décrire décrire
Et décliner
L'irritation au temps
Des poussières
Dans les yeux
Que t'as jeté d'un mot
Que t'as craché
            Sanglot !
La pluie qui tombe
Nous fait tout oublier
Nous fait tout oublier...
Sur la route
Les feuilles
Qui ont volé un temps
Et retombées souvent

mercredi 8 mai 2013

Silence


Il y a la nuit
Et toutes les idées
Qui filent dans l'oubli
De tout ce que j'étais
Des rires aux yeux
Délicieux les ragots
Qu'on infuse et qu'on diffuse
Aux rires des petites gens
De la boue, de la boue
De la pluie et du bleu
Que transpire le temps
Qui a fait fuire ton image
Qui a fait rire mon visage
Qui a fait battre le vent
Là où la taule et l'acier
Ont remplacé le sang
Du chaud au froid
Les sentiments
Qui ont tué le temps
Qui sont morts sous les coups
Dans tes bras
Le néant
De mon corps
Asservis
Par la soif
De te voir sourir
De te voir souffrir
De rêver la violence
De mes mots dans les tiens
Du noir de mon regard
Qui ne suffit à traduire
La haine qui te soupire
La rage tes silences
Quand ça tourne....

Et puis il y a le vin
Ou l'alcool des chiens
Qui réchauffe le coeur
Des pires cracheurs de mots
Que l'on met dans nos mains
Pour oublier le temps
Qui ne passe pas sans toi
Qui s'éternise
Qu'on entretient
De se sentir sous terre
Étouffé sans l'air
D'avoir perdu son temps
De rougir en te regardant
D'avoir signé dans l'air
Contrat éternel
Dans le vent
De ne pouvoir que rire
Des tyrades d'espoir
Des longues nuits sans idéaux
Des grandes discussion
Entre amicaux
Des amitiés sous terre
Que l'on a rongé dans l'air
Du temps qu'on a vendu
Des rêveuses qui prient
Pendues à leurs rêves
Déchues que j'en crève
La délicate
La corégraphe
La désuète
Petite ivresse
La nuit se noie
Du temps plié
Dans le papier
Des égorgeurs
De paradis
De paradis
Des égorgeurs
D'amour bannit...

Que la terre ne tourne plus rond
Par toutes les filles qui tournent
Les mouchoirs ou leurs reins
Pour qu'on leur prenne la main
Qu'on leur prenne la main
Le temps des rires en l'air

Et les tiroirs
Qu'on a fermé
Des enveloppes
Qu'on a cacheté
De belles lettres
De jolis mots
Des confidences
Des cachoteries
On a brûlé
Tous nos passés
On a juré, on a juré...
On a échoué !
Tout oublié des nuits
Des tours de bras
Aux manivelles
De vieux rouages
Qu'on a brisé
Des vieux péages
Qu'on a payé
Pour oublier le temps
Qui est passé demain
En mains tramblant encore
D'histoire de coeur encore !
D'amour de facéties, encore !
De rêves brisés, toujours
Le soleil du soir
Sur la colline le vent
Qui fait siffler de temps
En temps de guerre
Combattant la misère
De pauvres candides aimant
Encore la couleur la chaire
Et l'odeur de leur sang
Répandu sur les mers
Comme une plume sans rivière
Qui écoule dans l'encre
Les torrents de mes mots...

Qu'on me fasse tourner la tête
Étendu à l'arrière des trains
Et que je tourne sur moi même
Que je tourne sur moi même...

Que je me retourne sur toi
Que ja cache misère
De mes yeux en sanglot
De te voir loin de moi
De me voir loin de toi
De sourire misère
Qui s'enflamme dans tes bras
Qui détourne le temps
Qu'on passera avec soi
L'un alors sans chaleur
De l'autre qu'on oubliera
Au loin de ses bras
Brisés par le temps
Qui s'effondre sur moi
Qui s'effondre sans toi...

Et le silence tourne
Sur les bords de la nuit
Dans ses bras c'est la vie
À son corps oui l'envie
L'envie de respirer encore
De respirer la mort
La mort qui prend l'envie
Qu'avec toi alors
Je respire en silence
Que l'envie est morte
D'un silence de vie...

mercredi 3 avril 2013

L'orage



 La pluie qui tombe
La pluie qui passe
Caresse mon visage
Et fait glisser ma main
En espérant ta main
Dans le vide les oiseaux
Qui font voler mes mots
Qui me rendent sourd à tes yeux
Qui me font boire les orages
Dans le bruit des fardeaux
Les poèmes qu'on n'a pas lu
Les dérives qu'on n'a pas eu
Le bateau qu'on a pas pris
Noyés dans les envies
Oui celles qu'on a pas eu
Laura je pars sans laisser trace
Ton chemin qui s'écoule
Dans le creux de ma main
Ou au coin des paupières
Qui vient sécher mon vin
Mes délires tes cauchemares
Dans le siècle au plaisir
Et qu'ignorance rime avec romance
Quand les silences sont la démence
On ne se délivre que dans le noir

Et quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Comme un torrent de braise
Qui fait brûler mes rêves
De ne voir que l'envers
Qui détruit le décors

Vas-y Laura défends-toi
Vas-y toi tu cours après quoi
Encore dieu l'existence
Des roulottes sans roues
Des menottes dans le trou
Noir des soleils
Que je prends
Et j'éteinds
Ivre dans les nuits
Les envies dans tes mains
De tes mots bien trop hauts
Des petites concessions
Qui ont forgées le temps
Des petits airs de rien
Que j'ai tué du temps
Où il faisait trop noir
Dans mon coeur pour ton rien
Qui a trompé les vents
Qui a guider navire
Sur les brèches la nuit

Mais quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Comme une claque dans la gueule
Qui fait brûler mes lèvres
De ne voir qu'à l'hiver
Que j'écris sans amour

À jamais trop sans toi
Laura je ne peux
Que faire couler la pluie
Sur les toits de mes nuits
Dans le noir le silence
Et tes mots qui résonnent
D'un appel qui vibre
Qui fait sonner les cloches
Dans l'espoir de t'écrire
Dans l'espoir qu'on s'écrie
Aller viens qu'on s'écrie
Qu'on s'écrive..!

Sur la table des chiens
Sous la table y'a ton chien
Et ton rat là qui danse
Saoul t'écries dans la nuit
De ces bruits insoumis
Et l'orage la nuit
Qui fait trembler tes mûrs
Qui fait battre le corps
Laura je ne sais pas
Qu'enfouir tes silences
Dans mes cris et l'ennuie
Dans le vin la fumée
De toutes mes nuits blanches
Quand les oiseaux sont nus
Des filles dans les bars
Et mon amour pendu
À tes lèvres qui m'en crèvent
Sur la trace des tempêtes
Laura je pleurs
Oui seul comme un fou
Là moi je pleurs
Des vents qui t'ont soufflés
Loin de ces montagnes
Que referont l'essein
Qui grésille en dedans

Mais quand l'orage passe
Laura je crie
De ne voir que la pluie
S'abattre à ton passage
Et venir sourire au monde
Dans les plaines que l'on plaind
Que tu traces ton chemin
Sans m'en laisser une goutte

De tout l'ivre divin

Et du livre

Ou du vin

lundi 1 avril 2013

Ton Mac


 
Elle est belle la pluie
Et toi là tu souris
Là tu t'ennuies
Et on s'enfuit
Ou on s'écrie
Mais là tout s'oublie..

Alors tu prends le Mac
Tu te fais rire toi
Ils te font rire et alors?
T'allumes ta cam
Tu brûles tes larmes
Tu fais tourner ton Mac
Tu le jètes par terre
Tu te fout à terre
Tu t'en fout de la terre
Et là derrière y'a ton Mac
Quand toi tu fais la pute
À traînée toute la nuit
Sur la toile qui scintille
Celle qui vient nouer tes bras
Celle qui se déchire comme tes bas
Et tu retournes ton Mac
Celui qui vous fait bander
Les yeux en bernes
Les irréelles, IRL, I. R.
Elle qui tombe la pluie
Et ton mac qui fait tourner l'argent
Qui fait rêver les cons
À grand coup de marketeux
Marketing du fou market
Mon bon marché tes innocences
Et toi tu marches sur le trottoir
Ton mac dans l'dos
Ton mac t'as peur
Toi qu'on t'le tire
Quand tu te tires
Et qu'on s'enfuit
Sous la nuit blanche
Des soleils bleus,
Et ta pomme qu'est-ce qu'on s'en fout
Que tu la croques ou qu'tu l'allumes
Quand tu t'allumes sur les réseaux
Sur la belle toile
De tous ces bas
Là qui s'effilent
Et qui défilent
Schizo sur les trottoirs
Nympho dans les dortoirs
T'as pris ta pomme
On t'l'a croquée
Et toi la sotte
Elle est tombée

Et ma querelle
Aux éternelles
Toi qui respire
Dans mes soupirs
Toi qui m'inspire
Des temps passés
À contempler les vents
Du commerce en demeure
Du vin de mes aurores
Et des horreurs en vain
T'as pris le Mac
T'as pris ton nom
Mais t'as vendu ton nom
Oui t'as vendu le chant
Dans la voix des prisons
Des p'tits moutons
Dans les poumons
Les vides raisons
La vie du non
T'allumes ta clope
Tu roules des reins
T'enfumes le monde
Tu fumes mes rondes
Sur les chemins malades
Sur les sentiers perdus
Dans les rivières qui font le temps
Dans les bureau qui tuent l'envie
T'as pris ton Mac
Biensur pour oublier
Que dehors n'est pas mort
Mais que dehors est noir
Et que dehors s'emmerde
Et que dehors m'emmerde
Alors tu fixes l'écran
Tu me pousse à cran
Et on s'oublie
La cam s'éteint
Et on s'abstient
Des nuits au gouffre
Des vies sans rien
Et on s'retrouve
Un jour de fête
Le soir des chiens
Mais dans l'oublie
T'as pris la belle
Et dans les nuits
Tu fais la putes
Pour oublier
Le dehors noir
Le dehors mort

Quand j'ouvre les yeux
Le Mac s'éteint
Quand tu souris
La pluie qui tombe
Et on s'oublie
...
Ou on s'écrit !