lundi 30 août 2010

Du futile obscur


Il pleut
sonne carillon
sèche tes larmes la tristesse
verse ton cœur petite va donc
crève l'odeur de nos avenirs
piètre faveur de nos envies

Douceur mélancolique
du futile obscur
du fleuve à autrui
de désirs à tes nuits
je me noie je me noie
dans le foie des coursives
des allées des octrois
des reliques qui s'enlisent

Je me meurs à ses pieds
petits vieux petits yeux
petite fille aux idylles
qui se vide à ses villes
à son envie de partir
à ses heures sans marcher
à jouir de ses rêves
que je ne sais plus aimer
ou bien même espérer

jeudi 19 août 2010

Egaré d'un chemin


Il est beau mon monde, au milieu des étoiles, dans ce bleu sans escale, au détour d'un sourire, à l'envers de ces lunes, à oublier la vie, à l'espoir de l'ivresse, filante comme une femme...

Je me vois mort, de ces sanglots insolents, des ces mots sans un verre, à diluer la fuite, dans les bras d'un amour, à flot du bon souvenir, ces vieux aux odeurs de chênes, d'une herbe folle et langoureuse...

Nous nous sommes pris pour ces oiseaux, volant comme nos fioles, violant l'esquisse de ce ciel, titubant nos rêves, à foison de piètres maux, à cœur de chaleureux fardeaux, voici le son de tes sabots...

Femme qui brille, parmi l'onde des circonstances, aux adieux gloire au feu, à nous la main levée, les illusions déchirés de vrai, les yeux bercés d'abstrait, remettons nous en selle, à l'avenir des fous...

samedi 14 août 2010

A la poussière de mes nuits


Si belle sur le cadran de mes rêves
Ce sourire à en pleurer un jour
Ces mots à m'en faire perdre la liane
Cet espoir sans futile aux grands abois
De la douceur de ses lèvres
Au délice de sa chaire
Je me joue dans l'obscur
Du brouillard de son image
Du temps qui s'efface
Du vent qui l'emporte
Au vent des maladresses
Au chant de mes ivresses
Je joue de cette vie
Qu'un jour tout construit d'abstrait
De désir et de tendresse
Qu'un jour destruction la raison
De vide et de paresse
Je me noie aux frontières de ma cellule
Je me bat aux aléas de ces chaînes
Fracassé contre les barreaux de mes lunes
Je tend les bras à la lueur de son image
Au cœur de cette douce folie
Ce marais qui s'enlise
Ces fleurs qui s'esquivent
La belle pleure
Car je ne sais
Quel jour il me fuit
Quelle lumière s'éclaire
Sur le temps qui s'en va
Ce soupir qui s'éveille
Aux malheur de la douce mousson
Que ce jour est triste
Triste de réalité...

mercredi 11 août 2010

Bat la voile


Sur ces grands vaisseaux de larmes
de ces bateaux fantômes
au délice de nos rêves
aux faveurs de nos lys

Que nos rêves de fusions
de fleurs et d'hallucinations
de prêtres et de pourboires
nous enfile à l'union

Sur ces champs des volières
aux voiliers éphémères
de l'âme à profusion
aux bourgeons de nos femmes

Pleurant à bout de bras
l'insoumise dés-union
du clapot du frisson
qui guète la brise à l'aube
des fous sans un jour

Je me jète à la vague
de ces trêves qui chahutent
de ces hêtres qui nous fuient
des ces filles qui gémissent

Tout bas, sur la figure

De nos proies ces malices

De nos joies qui y vont

Je me jète à l'oublie

Je me noie à l'envie

Partons
à l'horizon...

Nous crions à la voile
à ces rames qui décharnent
de ces voix sensuelles
au loin sur l'éternel
à l'abysse des songes
à l'angoisse des fous
qui brûlent à l'horizon
des mers sans
élucubrations...

Voyageur de nos vents
Paresseux de nos joies
Entêtés de ce môme
Qui pleure à l'étourdis
Qui pleure à te dire qu'il y a
Te dire qu'il te faut
Te dire qu'il t'aimait

Grand comme un enfant
Beau comme ton cœur
Pleurant la gourmandise
De tes désirs qui se meurent
De tes envies et des pleurs

Je t'aime
à l'horizon...