mercredi 23 novembre 2011

Saouls les bars qui pleurent


Petits pas là pas trop fiers
seul dans le noir sans cri s'égare, marchant contre courant va t'en s'en marre les autres là qui se pleurent les rives disent rêvent aux autres égos aux autres marmots trêves sans histoire juste pour m'y voir seules faces effacent
osant l'idoine des bientôt propres désirs résistibles sur braises d'instinct des tant d'une fois des crasses aux vieux idiots sur pas ce voyage des cris tu reviendra à jamais loin de là plus me reprend entre ses elles qui battent l'air
affirme en soi tous ceux qui là bas ceux les heureux qui grisent l'ennuie la lune elle étoiles qui brillent clinquant dupe ou invective armant d'un patient aux poings d'art qui traînent seuls saouls les bars qui pleurent

lundi 29 août 2011

Tous des pas sans visage


Ferme les yeux,
conte les petits bleus les petites filles ceux qui écoutent les gens qui rient les yeux qui pleurent ou une envie, comme le ciel noir la nuit qui part

Et là nous sommes des vieux des gosses tous du caviar ou des crevards toujours heureux bien comme des sons des rives les cloches la pluie et les trous noirs
Mais là elles sont des rêves des connes ou des poupées, parfois le sel la crème bien parfumées, les petites voix les regards noirs, toute belle la grêle les cris là dans la nuit

Assis bien comme un roi, plions les mots sur le trottoir, droits d'un regard les idioties là qu'on se dit ici qu'on rit même plus de sens mais bien sentis, main dans la main comme des enfants ou bien le gris, l'un bien trop noir aime la lumière

Comme un éclair fuit le tonnerre ferme les yeux balaye du vent ici il n'y a que des fous sous leurs grands mots qui n'ont de droit qu'à d'autres fous, tous prêts à se solder du monde vitrine sous les flashs l'indifférence et les lubies pour un semblant pour mieux paraitre se croire heureux

Tous des pas sans visage des cris sans raison des sourires pour les cons, des grandes leçons des petits jugements à profusion à nos frontières nos possessions, bien trop à contre sens

samedi 23 juillet 2011

Des cendres dans ton coeur


Je ne veux que la cendre à tes yeux, que la mer dans tes doigts, que l'espoir dans tes reins, et la terre à tes pieds
Là tu nages et l'ivresse car par là décrivant la tournante et la peur, la fuyante désespérante petite crainte petite pierre
Je ne crois qu'à l'odeur de tes mots, ou la rage sur tes seins, à l'image de tes mains, marchant dans cette horreur
Ici on croit ici on meurt, là tu grandis et toi tu pleures, par là on vit et ça me fait peur, d'instruments tamisés dans l'histoire à l'honneur

Petite lumière là derrière petite criarde des dormeurs des soucieuse intrigantes la je ne veux que l'instant de la burle oui qui hurle oui là d'entre nous oui encore nos tris d'or dans l'une d'hier ou la face qui s'écrase qui se cache dans son dos dans le noir encore oui dans l'une d'eux oui à toi mon amour oui vas y flanque toi de quelques petites sales histoires non plus là toi c'est parti, dans l'histoire d'autre vie, trêve d'ivoire la lumière là qui s'éclaire, tu n'es pas, là il pleut, mais laisse moi bien descendre dans ton cœur

mercredi 22 juin 2011

Mémo


Elles lisent toutes dans le noir
Elles lisent toutes sans espoir
Et la pluie saigne et les gens pleurent et j'en vis les corps sages déliés de la rage de mes doigts des tâches et d'un air de rien
Mais elles lisent même quand il fait froid
Oui elles lisent bien quand il fait froid
A en voir deux ces yeux qu'une envie, le suicide de trois mots dans ses bras, d'un au revoir qui s'affole, des sacrés des instants

Non elles lisent non elles pleurent
Oui elles lisent ceux qui pleurent
Des enfants des orages de l'appuie des arbres gris des petits sauts, dans le vide la couleur de ses clairs de l'une de l'autre ou bien de rien
Bien qu'elles lisent seules pour nous voir
Oui elles lisent juste pour y croire
De ma neige qui tourne des rives et décrète la tempête, danse les coupelles sont belles même vides les verres ses airs m'emportent les tours d'elle

Elles lisent en fermant les yeux
Car elles lisent toute la pluie
Mais elles lisent que des conneries
Oui elles lisent bien tout ce qu'on dit
Que crèvent les faux, les taux les comptes, de fébrilité en noir en blanc et si elle s'assombrit quand on sans volcan les petits bars et la poussière les cendres et la lumière
Elles lisent les brèves
Elles lisent en fièvre
Mais quand tu veux faire mes livres aligne-t-elle digne la maligne par les seins sinueux des vœux ou des nains par les veines l'attente que l'on monte

Elles lisent ce mémo
Et je ferme l'ivre mot

mercredi 15 juin 2011

Toujours aussi beau mon monde


Toujours aussi beau mon monde
Dans la nature et la connerie
Des gens matures de leurs envies
Toujours aussi belle la folie
Des marres à bout et des oiseaux
Dans le pétrole ou le pactole
Toujours aussi grande l'illusion
Des interdits par les devises
Des ruelles noires et des manies
Toujours aussi beau mon monde

Elle qui passe, où?


Elle est noire
Elle est pas vraiment noire
Elle est belle
Non elle est pas vraiment belle
Elle est gentille
Bien sûr que non elle est plutôt méchante, elle est malsaine elle est hautaine, toujours plus belle un peu catin, voir pas du tout mais bien qu'importe moi j'y vois rien, elle est toute brune elle est si claire, elle n'y peut rien et moi j'éclaire, les tours du monde et la lumière, le p'tit soleil et la nuit noire, les ciels les mers et la putain, les filles les rêves ou bien reviens
Elle est trop vite
Ou pas si noire
Elle est la brise
Un peu si belle
Elle court elle pleure et j'y peux rien, elle fume elle boit ou plutôt pas, mais la lune est toujours dans le noire, un peu trop brève ou de l'ennuie, ou bien gémis ou bien vas y, les p'tits trous noirs les p'tites envies, la vieille qui passe les yeux qui crèvent, les gros les grands et les sourires les petits bonds les petits cœurs, tapant qui passe traînant la crasse à toutes les heures
Moi je suis ivre
Je vois tout noir
Elle mais moi j'me barre
Moi j'ai rien contre à ses façons
Même par la belle bien trop gentille
Et puis les gens et puis ces cons et puis les mecs et les traqueurs, et les p'tits chiens et les laveurs, va t'en le temps et puis les vents et les grands cœurs, va donc la traîne et les vieux liens, et tu tisses l'étoile, et tu es la conne pour ivoire, pour les blé et l'orgeat, de l'argent de l'art des range toi, et je prends ma crise de nerf mon foie qui crie et la famine des p'tits orgueils et les manies de la carence, les grandes années et les gardiens et les crieurs
Elle est pas noire ni blanche ni merde, ni loi ni règne mais qui m'emmène et bien j'la vois
Un peu d'soleil un brin trop belle
Un fil de laine une lune une crête une pièce de ciel
Un beau puzzle qui m'perd qui me démonte seul dans la nuit
Parce qu'elle m'invente ou que j'fabule seul dans l'éther pour sûr la brune
Et je rigole de tout ce soir de toutes ces urnes pour ne plus rien y voir
A toi les toiles diurnes dans mes recoins
Et puis je bois, qu'à toi t'y as cru

lundi 6 juin 2011

Les filles


Un p'tit mot doux ou un mot noir et les enfants dans les tiroirs, les filles les fleurs et ces amours font mes chaleurs, les cris les heures sous les buvards et les rêveurs, les filles les filles, trop d'aujourd'hui ou bien d'ailleurs, à part bien trop de noir et toujours des raisons oui à moi pour boire...

mercredi 1 juin 2011

Petit pliage de mots

Les fenêtres opaques ça sert à voir tout droit contre son cœur

Les cailloux blanc les cailloux noirs peu importe tu meurs

Chassons les papillons pour nous faire des écharpes et des mouchoirs

Au lieu de regarder les étoiles se faner, regardons danser ces dames
car
Je ne sais plus quoi penser des dames mes dames ces demoiselles nos misérables que ce qui me traverse des larmes

Mélancolie aime moi, marre de toi à moi, petit air gris souffle l'air, heureux passons paresseux

T'es obligé sinon t'es pas obligé
ou sinon tu regardes trop loin
Soif à l'enfer, noir à l'envers
je te suis
Évidemment que le vent se lève, que la nuit éclaire, la pluie et la poussière
en fait j'ai vu la neige

Comme un oiseau qui pleure, moi je cherche ce soleil, aussi noir que mon cœur


Je me rappel ce temps
où je cherchais les yeux fermés
errant de place en rues
de fontaine en nuits noires
souriant à l'envie
et me sentir inspirer les vents
fier comme un coup de nerf!

Mais j'aime voir tournoyer mon monde, sentir mes doigts entre mes mots, qui glissent entre les fosses et les ombres, dans le soleil noir, ivre des pleureuses...

mardi 10 mai 2011

Les yeux grands oubliés




Noyé dans mon bocal, sous les yeux des buvards sous les doigts dans branleurs les horreurs la fine fleur
Pris comme ses reins dans les farces ou la messe, les p'tites flammes qui s'éteignent des clichés des au-revoir
Je me saoule à grands coups de p'tits mots tristes, d'airs de piano, de strings ou de guitares, de traits noirs et de regards
De sang globalité des heures qui passent, sur le réseau ou le souvenir, dans le social ou les encens, aux cœurs des grises, des bleus des noirs, sous la lune comme la plupart!

Parce que j'enchaîne la poussière, j'arrose au vide des pages, sur les post-it pour s'oublier pour rien y perdre, pour s'y donner et s'enliser
Pour les routes toutes tracées, qu'on a rayé qui ont brûlé, qui sont passées, ou oubliées, pour tout te prendre et t'arracher, de cette terre de tous nos mondes, de ta lune d'un sommeil
Prends ma main écoute mes pas, dans le ciel les nuages, une cigarette une pierre du miel, de la tendresse à l'ardeur qu'on baise, de nos lèvres la stupeur

Pour pleurer la guerre à nos corps, d'armer nos pauvres cœurs, sous la douleur des coups de semonce des balles qui trinquent à nos verre nos sueurs, dans nos bras nos désirs, toi qui tremble qui est folle, toi qui brille de l'alcool qui s'étend au comptoir, d'une pauvre envie qui dérive sur ton dos la fièvre des dépressions, le frisson qui caresse ton odeur, la fraicheur des boissons, la chaleur qu'on suffoque, tu souris tu oublis, la vie qui dit qu'il est tôt qu'il tard, la nuit qu'il est temps, la tempête les ivresses, la tiédeur des maladresses, la corde tendue entre nos mains, les vents pendus entre nos armes, à ces pas la faiblesse, dans le noir de t'y voir, pour un jour on s'y perd, les yeux grands oubliés, dans la toile la fumée.

samedi 30 avril 2011

Au bleu de ma route


Parce que je ne veux pas que sa chaire soit mon exil, juste que son sourire soit ma peine, que son regard soit mon supplice.
Car je ne suis qu'une vague sans rivage, qui s'évade et qui divague, dans les nuages salés de nos horizons, des souvenirs aux illusions.
Sous les trottoirs dans les trous noirs, dans les seins bleus des occidents les mains brûlées des oubliés, je la revois.
Dans ces eaux troubles aux quatre saisons, ces p'tits mots doux ces rires de rien, s'évident ces pleins les verres de vin.

Je bois comme un trop plein
à peindre mes maux
du bout de mes lèvres
à tous mes oiseaux qui crèvent

Je lis sous la lune que les étoiles sont belles, du bleu de mes nuits à l'enfer de mes rêves, des rivières qui se marrent au noir du soleil.
Qu'illumine la mer, d'encre au delà des frontières, par les pleurs des couveuses, des solitaires des amers, dans nos phares aux grinçants.
Parce que ses mots ne ternissent que les pierres, sous l'hésitante congrégation, les transparences sans s'en mêler, pour mieux perdre la face ou prier pour la guerre.
Dans nos mers aux foutaises, au coin du feu le jour s'éclaire, d'une pièce sombre mon heure est belle, les souvenirs les vieilles terres.

Je bois ce trop plein
à dépendre des mots
d'un doigt une trêve
de ces rêveurs qu'on perd

Je l'imagine j'ai la rengaine, je la désigne je la sublime, sans oublier sans trop bouffer la merde qu'on m'a laissé, plus rien à boire plus rien à faire, plus qu'à pourrir plus qu'à sourire plus qu'à se dire qu'un jour est beau qu'un jour est seul qu'il fait si noir qu'on est si froid qu'on a plus qu'à y croire qu'à mieux s'y voir qu'à tant y choir, à tant de marres qui pissent, dans son sourire terne de vos odeurs mort de vos prières, allumez vous toi l'innocence toi l'indécence, à tous ces tourne-disques qui claquent dans nos cœurs à tous ces p'tits malheurs, qui rêvent dans nos camps, dans nos fumées qui nous embrument la mer, que l'on emmerde la plage qui nous gagne, toi de nos rues, sans bleu des lunes ni l'odeur des falaises, marchons de ces rêves, ravagés de ce monde dont on n'a pas peur mais qui ravage nos cœurs.

Bravons oui nos terre-pleins
pour détendre ici nos mers
au bout des doigts des maladroits
des souvenirs foutus noyés

Bien heureux les enfants rient, dans les rives brisées par son regard les souvenir perdus quand elle s'égare, par les grand beaux la poudre aux yeux, le sel des pères, que l'on parsème qui nous acère, ici la nuit est fièvre la lune est bleu, bien sûre la vague se perd, dans tous ces bras, noir le soleil.

jeudi 28 avril 2011


Ma lune est comme une idiote,
lorsqu'il pleut sous le soleil,
noir,
par tous les temps,
du vertige ou la guerre,
des rires et des armes,
dans le plaisir d'une qui se pleure à ses airs

mardi 12 avril 2011

Tant qu'il


C'est juste un drap noir qui a déteint sur moi, une larme d'espoir qui a allumé ma flamme, qui a battis mes ponts, gravit les frontières d'un long passé et sans avenir

Aux armes, générations général mon ami, de nos heures à passer de quelques mots, par tes belles conneries je suis devenu le fou que j'aurais toujours dû être, à suivre tes pas décadents, si différents et au final si semblables, je pense n'être qu'un simple rejeton de ta bonne fortune, de tes rêves et de ton expression, visuelle virtuelle sans rite ni intention.

Rouge ce soir? qu'importe la couleur, aujourd'hui je me promène dans mes bains abstraits, baignés d'incompris et d'accomplis, surréalistement moi, dans les moi, je, mes moi, et bien entendu...

Tous dans la même merde, à chercher sa voie, lorsque celle ci évidente nous aboie nous frappe à la gorge nous détruit nous construit, sans cela que l'on vit, ivre de nos vies dans le clair de lune qui éteint nos nuits, blanche la lueur des soirs, l'aurore des parents des enfants oubliés, égarés qui nous ont perdus que l'on a retrouvé, nous voilà les inconnus...

dimanche 10 avril 2011

Des p'tits mots dans le noir


Entre les éclairs
des paroles du brouillard,
marchant ivre entre les confessions,
le cul posé
sur la gazinière des cafés
par les services d'un soir
les pourboires oubliés
la matrice qu'on enfante
les esquisses aux fissures
des amours acharnés
aux sacrifices
sans pouvoir identifier l'odeur
de la sueur ou des pleurs
par les grains de souvenirs
sans un mur qu'on ne tisse
sans le noir qu'on respire

Des p'tits mots pour tout dire pour rien dire qui veulent tout dire mais qui ne disent rien,
d'la poésie des enfants
qui rient
des mots doux pour paraître
des yeux doux pour exister
se faire voir pour oublier,
des chiens morts dans les rues,
dans les lignes dépassées
des soirées des paroles
qui nous craignent que l'on crie
qui nous tuent que l'on boit
dans l'espoir d'être l'autre
l'illusion d'être soi

Le marcheur fou d'entre les guerres
qui fabule qui rêve
qu'on imagine de nous même
aiguilleur
crève le cœur
des histoires des paroles
des images des j'en pleure
par les pages blanches
qui crient d'amour
les lunes bleues
rêvées entre deux
ces soirs gris sans un mot
les lignes sont ivres
de supporter ces sanglots
dans le noir on a peur

lundi 4 avril 2011

Fadement délicieux


Il est tellement agréable de se dire que tu n'es rien que vapeur, qu'horreur et illusion, que tes yeux ont l'odeur des temps passés, que ta douceur a la chaleur des cendres de ce monde, que tu n'es qu'un courant d'air qui attise mon cœur, ou bien moins je ne peux...

Mais tu n'es qu'une lumière ironique, qui décide sans me voir, qui ionise les lois, sans rideaux ni de fer, sans un mot ni prière, par le vide et le noire, qui s'empare de ces pas à deux doigts du brouillard de l'absurde du délice des ficelles que l'on tire qui se brisent et me nouent ce penchant sans couleur...

Fadement délicieux
il ne peut...

Heureux!

samedi 2 avril 2011

Brève romance en deux mots


Tu es tellement plus qu'un regard froid qu'un regard terne
tu es tellement plus qu'une lanterne froide qu'une lanterne vide
Au doux regard d'un hiver feint qu'une histoire dite conte du compte qui parcours les toits
dans le creux de ses mains sobres, incarnées d'inconscience
D'une ironie d'une pauvre larme, déguisée sans esquisse sans malice sans revers ni travers
pas de charme pour la noce qui s'évade, pour la messe qui s'écrase
D'un regard ivre aux yeux de mes nuits, aux souvenirs indécis, elle est belle la comédie que l'on joue
dans les bars dans la crasse dans les rues les trottoirs les au revoir
D'un corps brûlant, d'un mot sans accord de disgrâce de raccords qui sonnent faux
dans l'histoire la soif des immondes tant amers sans calvaire ni tréfonds
Sur l'encens oublié, refusé de courir de gémir sous le souffle sans soupir, qu'on inspire
marchant nus dans les rêves, fiers et impromptus
Dans la couleur suave qui palpite
et les grèves qui nous agitent

jeudi 31 mars 2011

Tôt tard ou rien


Un petit besoin d'expression forcée par quelques traits
Un petit désir de cohésion oubliée dans quelques lignes
Sur la toile la dégaine la frimousse enfarinée, sous les toits qu'on se gèle on s'égraine la dentelle, des petits rires maladroits, de petits pas sans égards
Parce qu'il se fait tard
Dans la lune la rivière, glissant entre les doigts
Jusqu'au fond de petits mots
Des ailleurs toujours plus beau
Des avenirs sans fin
Des souvenirs de rien
Parce qu'il ne fait rien
Dans la fièvre des soirs, les grands verres les déboires
D'un numéro sortis, d'un nom crié du fond des autres
Appelant l'oxydée à l'union, dans l'usure la paresse, la crainte les je t'aime, les esquisses d'un mot d'un jupon
Sous la sueur des grives, qui chantent nos comas nos illusions
Parce qu'il se fait tard
Mais qu'on ne fait rien...

mardi 29 mars 2011

Nos verres, de bon sens


Je me suis coupé la main, sur cette longue soirée aux bons enfants, aux éclats de verre ou de rire, aux verres pleins de musiques, bien trop sourds, de ringards qui avancent qui reculent, de bons soins qui nous pansent les années, si l'on prend aux artifices aux quarts d'heure, des roues qui tournent nos manèges tout sourire, nos farces qui nous attrapent de travers, qui nous charrient nous inhument, par les revers sacrés, de la grande illusion, des champs de pierre aux toxiques, qui fument qui roulent et s'envolent, qui tournent et s'esquintent, se perdent à qui s'aime, se lèvent à ces voix, qu'on entend ou qu'on enferme, la chaire ou un verre, que l'on crie qui se voit, chantant les mélodies, forçant le compromis, à ces compostions, des abstractions aux marées des oiseaux morts, on submerge tu t'étales, on se tait tu détruis, on avance tu es là, à ces rêves défaussés, les courants les oracles, entre les verres, qu'on reflète qui espèrent, toujours devenir trêve, toujours sourire à l'hiver, par les chemins peu fiers, par les oublis de pierre et des prières, qui nous ont vu de nos nuits, de nos sueurs nos sacrifices, par la petite mélodie chantant au grand milieu, au devant des abstraits, des pavés retombés aux chants étouffés, par la toile qui nous a prise, que l'on a désirée, qui nous a tuée, noyés dans nos verres, de bon sens.

Aussi sans rougir


Ma plus belle indifférence
sans rougir de partir, ou de se voir saine et sans surprise, lourde et plein d'envie, de rocaille de mal-aise de faveurs de soleil, sans horaire qui sonne, qui frappent à la porte jetés par les mères qui se sont vues finies, envahies de souvenirs, dérivées de nos mains, hasardeuses au contact des murs, qui s'ouvrent sans longueur, sans odeur ou sans ivoire, par les mots bâclés sur la toile, par les fraternités les coursives les rieurs qui se glissent sans y croire, dans la grande découverte, dans leur si belle indifférence

dimanche 27 mars 2011

Assoupi


Sous les toits à l'abri sous la loi qui s'enfuit que l'on voit courir entre les doigts de la belle innocence, dans les choix de ces cris qu'on a déjà oubliés, qu'on a déjà dépassés. Petit être de rien qui ne peut qu'on ne voit, s'aperçoit qu'il fait bon entre ton cœur et l'ironie, là où te blesse en aimant ton sourire, ton malaise de ces nuits froides, je vois, bleu de ces lunes, brûlées par ses yeux pleins d'espoir, par mes mots maladroits, mes quelque part qui s'idéalisent sans ce désir, assoupi.

samedi 26 mars 2011

Dans le froid


Dans l'absurde de tes yeux ternes,
délices des temps, passés entre les tombes
glissant entre les doigts, des rêves fatigués
marche ton nom sous l'horreur
qui a vu gravir le son de tes vents
à cœur de grandir, maladroit où partir
te voyant sourire malheur et ô désir, comblé
ce soir tu bois, la cendre qui rit, la fumante comédie
malheureuse ou criarde, dans le ton glacé de tes pas
la sanglante amertume
qui me reste en passion des souvenirs
en sifflant de revenir
de tes yeux ternes qui parlent
dans le froid de tes bras

mardi 22 mars 2011

A l'aurore de ma porte... close!


Serrons nous la main, dans les entrailles de misère l'horreur l'odeur la peur et la fureur, la quinte qu'on esquinte qu'on malice qui régale le supplice qui esquisse nos desirs nos malheurs nos richesses nos replis nos ideuses compagnies, des métros aux campagnes, des métros aux croupions aux campeurs aux rougeurs qui se lisent sur nos yeux dans les armes des douleurs des fabuleuses prestations des fabuleux et fabulateurs, des demain des au revoir, des lendemain qu'on oublie sans s'y voir sans s'entendre sans s'y perdre, je me sens je me vois je m'ironise je m'irradie de chaleur de nonchalance, de discrédit en hippies malmenés, mal-autrui, qui se mouche de pouvoir dans les rues dans le noir, dans les croix qu'on déplie, qu'on étale qu'on remballe, qui s'esquive de nos pas de nos fracas, dans la lueur d'une porte...

Dans la lueur de nos soins, apportés affamés, par les frères main dans la main, dans le regard noir, qui s'étouffe de me voir, qui s'enfouis de me revoir, qui se détruit se délie, se remplit et voici mon amour, que je te serre dans mes bras, dans le noir et l'aurore.

Ici vient sa douceur, caressant mes couleurs mes charmantes petites friponneries, qui se sont oubliées, par le calme des mers, déchaînées, les putains rient!

Pour, oui les alors!


Donne moi tes bras pour pleurer, tes lèvres pour crier, tes mots pour parler que je ne suis plus de vos cours, de ces courtisans courtisanes putains marioles et autres insouciances, déscente à outrance, de fièvre de cupidité de maroquinerie bradée, de banlieues chics de trop plein, de p'tits prix d'essence à tout baiser, d'alors et de Mc Do, de chaleurs et de raccrocs, de temps morts et d'inombrables, de semblant et de sourires, de sermons et de malice, dans les yeux qui se glissent, dans la poche dans ma roche, dans la mer dans l'ouvert, ouvert, ouverture, ainsi dansons le sang, réglons nos heures, pour tous vivre ensembles! Ivres...

Bon pour


Et je tourne la clé, tourne et tourne la tête, qui roule dans l'égout des tourterelles, des rigole bien mon frère ma sœur et tous ceux qui se trainent

tous ceux que je vois, balbutiant leurs limbes, égorgés de leurs vies, étouffés de leurs amours, anéantis roulons roule roule, voici le temps, de marcher droit, dans les routes de l'air, dans les vides des guerres, dans l'espoir d'infini, dans les cris d'insoumis, triomphera bonjour, que l'on s'aime

Tire la claque, le clap qui résonne, un et deux ou trois pas de ci de là par ci partout ainsi je cris vois ou bois, qu'importe l'heure la lueur ou l'horreur, l'aurore de mes cœurs, égorgés de ces sots, à petits sauts, au delà de leur pleurs, qui coulent coulons coulons, dans les fond qui s'écoulent, qui chevauchent qu'on respire qui s'inspire, qu'on inspire, du noir au quatorze, du quarante ou bon dieu

Ainsi marchant dans le noir, titubant les sons, triturant les cons, partout en dessous par dessus, et ainsi je chante, qu'il fait beau, cette nuit.

La fenêtre close


C'est l'immortel que l'on chante les sirènes, celle de l'heure qui frappe à nos murs, qui vient du fond de nos cœurs, rappeler au secours, que les grandes rivières meurent, au delà des lambeaux, au dessus du quiproquo, des manants des faubourgs au rouge bleu et le ciel crie, pleure et malheureux, chantons la fin des temps, l'insomnie qui nous guète qui me frappe et m'achève m'assoiffe et m'enfonce dans l'ennuie dans la vie ici le cœur qui bat fort le cœur qui bat vite, qui rit qui chante et qui dit, ma fois oui tu es là, ma vie oui tu es finie, folle la sauterelle court, folle elle s'étouffe, s'essouffle de mes yeux morts, de mes cris sourds, de ces chants à ces beaux heureux, à ces manoirs qui dansent, à ces rengaines qui tuent la fin, à ces montagne qui crèvent, dans la rumeur dans l'histoire, dans la chaire de nos mœurs, dans la fièvre des braises qui nous consument et nous tuent, nous croquent nous mangent nous retournent nous s'il vous plait un jour le lundi ma fois la bleu qui frappe à la porte la fenêtre close la chandelle morte qui ruisselle sur ta peau, qui éclaire tes mots, mes beaux mon dieu mon baiser qui s'endort, mon silence qui s'alimente de ma mort, de ma rivière vide, de ma chanterelle alors, de ce qui bruisse, qui frémis et qui crisse, qui chantonne gentiment la vie qui va qui vient qui prend qui pleure qu'on boit qu'on meurt, dans les bras l'un de nous, dans les sanglots de la vieille misère espérance de nos lits aveugles de ces mouvances de ces espérances de ces.. un jour la nuit la guerre les pleurs la mère, l'horreur de la mer de la chanson gaie, de la couleur des mots, des morts qui sont là-hauts, de rien et d'espoirs, d'hypocrisie et de désespoir.

lundi 7 mars 2011

L'idiote


Elles sont belles
les fleurs fanées
Elles chantent l'air
de ne rien capter

Face au mur que l'on se prend à chaque pas de toi, à chaque mots dans tes bras sourds, dans tes seins lourds, par les cris des enfants au delà de nos mondes, l'insoumis nous abrège, dans la délicate et la paresse, l'incurable a sa fois, les damnés leurs combats, la pleureuse est idiote, dans son lit encensé, de vapeurs lourdes aux chaleurs de nos corps, la pleureuse est idiote, tout au fond de ses murs, sous les toits des carrefours, dans l'odeur les saveurs, la pleureuse est une sotte, dans les cendres on la sent la caresse, au dessous de qui la blesse, en dedans de qui l'entend, dans le temps la paresse, la pleureuse est idiote

Elles sont douces
les fleurs brûlées
Elles sentent l'air
de ne rien oublier

Droit dans le mur dans le dur dans l'absurde la mélodie l'intrépide du cosmique de l'épine, qui nous tue nous enrage, nous dérange nous fulmine, dans l'espoir dans l'étreinte, dans la mer qu'on esquinte, par les flots nos ragots, qui valsent entre les barreaux, de la pleureuse, idiote qui se cogne la tête, qui se tape à toute heure, qui se fend en sueur, dans les profondeurs des lames, qui déchirent et sourient, la pleureuse, sotte de vivre, dans son monde d'entre les murs

Elles sont mortes
les herbes brunes
Elles vident l'air
de ne rien nous laisser

dimanche 6 mars 2011

En laisse d'ivresse

Parce que l'ivresse ne noie que mes mots
Laisse moi boire tes paroles
Laisse moi tituber entre tes mains
Prends moi au bord des étoiles
Prends moi aux remords de tes voiles
Laisse moi mort
Sur les pas là des routes
Dans l'eau de la détresse
Aux abois de ces lingots qui flottent
Aux marées de ton cœur
Laisse moi toi
Là
...

samedi 19 février 2011

Aux bras des bars


sur les travers de mes mots, j'ai senti glisser l'odeur de la mer, la peur de ses lèvres, j'ai vu vibrer le temps de ses yeux, oubliés

sur l'intolérable, dans les cieux sur la tombe, à travers les barreaux de l'ennuie, au grand damne de mes flammes, envahies par son nom, déchiré

par instant par extase, on suspend on se pend, aux rivières de nos cordes, tendues au grand roi qui chante les fleurs, au grand vide qui respire, mort

dans la rue condamnée, sous la haine et les cris, dans le désir qu'on délit, sur les rêves d'insomnie, dans les rires incompris, par delà nos au revoir, ivres

mardi 15 février 2011

Marchons


J'ai perdu mon monde entre mes doigts, je l'ai laissé s'envoler au delà des sanglots, je l'ai oublié par ces mots la tristesse, je l'ai noyé au grand damne de l'ivresse, au creux de tes reins qui ont glanés adroits, par les chemins du temps, la mort qu'on étreint.

Là où tout tourne de tout en rien, là où je te vois d'un instant, là où j'octroie la courbure de mon dos, là où j'essuie les dit-elle par un songe que l'on pleure, en silence les au revoir, par l'absence les yeux fermés, somnolant de mes nuits jamais pourries, par l'inconsciente, par l'attente. Par les heures qui pleurent, par les mômes qui naissent dans leurs paradis, le grondement de nos cris qui résonnent, dans les flammes dans ton âme, toi la putain à aimer, prête à se faire vivre, dans la consolante et la décadence, marchons, fier de nos verres, tout droit dans l'inouï, au fond des grands sourires.

mardi 4 janvier 2011

De poussière


Je veux vivre de poussière d'étoiles et de tempêtes nucléaires!

Je me souviens du temps, où j'embrasais la lune, aux ailleurs tendrement, dans la flemme dans l'oubli.

Le temps file sous les étoiles, quand on danse au delà du ciel, aux abords du très froid, qu'il neige, dans nos pleurs dans nos châles, dans danse, la courtoisie des brumes.

Marche la poussière, sur les mers de nos prières, aux vœux qui résonnent dans la fête dans nos vies, qu'on allume d'un lanterne, qu'on éteint d'une rizière, d'un pari bien risqué, d'une aurore qui s'endort, dans les nuits qu'on a eu...