mercredi 22 juin 2011

Mémo


Elles lisent toutes dans le noir
Elles lisent toutes sans espoir
Et la pluie saigne et les gens pleurent et j'en vis les corps sages déliés de la rage de mes doigts des tâches et d'un air de rien
Mais elles lisent même quand il fait froid
Oui elles lisent bien quand il fait froid
A en voir deux ces yeux qu'une envie, le suicide de trois mots dans ses bras, d'un au revoir qui s'affole, des sacrés des instants

Non elles lisent non elles pleurent
Oui elles lisent ceux qui pleurent
Des enfants des orages de l'appuie des arbres gris des petits sauts, dans le vide la couleur de ses clairs de l'une de l'autre ou bien de rien
Bien qu'elles lisent seules pour nous voir
Oui elles lisent juste pour y croire
De ma neige qui tourne des rives et décrète la tempête, danse les coupelles sont belles même vides les verres ses airs m'emportent les tours d'elle

Elles lisent en fermant les yeux
Car elles lisent toute la pluie
Mais elles lisent que des conneries
Oui elles lisent bien tout ce qu'on dit
Que crèvent les faux, les taux les comptes, de fébrilité en noir en blanc et si elle s'assombrit quand on sans volcan les petits bars et la poussière les cendres et la lumière
Elles lisent les brèves
Elles lisent en fièvre
Mais quand tu veux faire mes livres aligne-t-elle digne la maligne par les seins sinueux des vœux ou des nains par les veines l'attente que l'on monte

Elles lisent ce mémo
Et je ferme l'ivre mot

mercredi 15 juin 2011

Toujours aussi beau mon monde


Toujours aussi beau mon monde
Dans la nature et la connerie
Des gens matures de leurs envies
Toujours aussi belle la folie
Des marres à bout et des oiseaux
Dans le pétrole ou le pactole
Toujours aussi grande l'illusion
Des interdits par les devises
Des ruelles noires et des manies
Toujours aussi beau mon monde

Elle qui passe, où?


Elle est noire
Elle est pas vraiment noire
Elle est belle
Non elle est pas vraiment belle
Elle est gentille
Bien sûr que non elle est plutôt méchante, elle est malsaine elle est hautaine, toujours plus belle un peu catin, voir pas du tout mais bien qu'importe moi j'y vois rien, elle est toute brune elle est si claire, elle n'y peut rien et moi j'éclaire, les tours du monde et la lumière, le p'tit soleil et la nuit noire, les ciels les mers et la putain, les filles les rêves ou bien reviens
Elle est trop vite
Ou pas si noire
Elle est la brise
Un peu si belle
Elle court elle pleure et j'y peux rien, elle fume elle boit ou plutôt pas, mais la lune est toujours dans le noire, un peu trop brève ou de l'ennuie, ou bien gémis ou bien vas y, les p'tits trous noirs les p'tites envies, la vieille qui passe les yeux qui crèvent, les gros les grands et les sourires les petits bonds les petits cœurs, tapant qui passe traînant la crasse à toutes les heures
Moi je suis ivre
Je vois tout noir
Elle mais moi j'me barre
Moi j'ai rien contre à ses façons
Même par la belle bien trop gentille
Et puis les gens et puis ces cons et puis les mecs et les traqueurs, et les p'tits chiens et les laveurs, va t'en le temps et puis les vents et les grands cœurs, va donc la traîne et les vieux liens, et tu tisses l'étoile, et tu es la conne pour ivoire, pour les blé et l'orgeat, de l'argent de l'art des range toi, et je prends ma crise de nerf mon foie qui crie et la famine des p'tits orgueils et les manies de la carence, les grandes années et les gardiens et les crieurs
Elle est pas noire ni blanche ni merde, ni loi ni règne mais qui m'emmène et bien j'la vois
Un peu d'soleil un brin trop belle
Un fil de laine une lune une crête une pièce de ciel
Un beau puzzle qui m'perd qui me démonte seul dans la nuit
Parce qu'elle m'invente ou que j'fabule seul dans l'éther pour sûr la brune
Et je rigole de tout ce soir de toutes ces urnes pour ne plus rien y voir
A toi les toiles diurnes dans mes recoins
Et puis je bois, qu'à toi t'y as cru

lundi 6 juin 2011

Les filles


Un p'tit mot doux ou un mot noir et les enfants dans les tiroirs, les filles les fleurs et ces amours font mes chaleurs, les cris les heures sous les buvards et les rêveurs, les filles les filles, trop d'aujourd'hui ou bien d'ailleurs, à part bien trop de noir et toujours des raisons oui à moi pour boire...

mercredi 1 juin 2011

Petit pliage de mots

Les fenêtres opaques ça sert à voir tout droit contre son cœur

Les cailloux blanc les cailloux noirs peu importe tu meurs

Chassons les papillons pour nous faire des écharpes et des mouchoirs

Au lieu de regarder les étoiles se faner, regardons danser ces dames
car
Je ne sais plus quoi penser des dames mes dames ces demoiselles nos misérables que ce qui me traverse des larmes

Mélancolie aime moi, marre de toi à moi, petit air gris souffle l'air, heureux passons paresseux

T'es obligé sinon t'es pas obligé
ou sinon tu regardes trop loin
Soif à l'enfer, noir à l'envers
je te suis
Évidemment que le vent se lève, que la nuit éclaire, la pluie et la poussière
en fait j'ai vu la neige

Comme un oiseau qui pleure, moi je cherche ce soleil, aussi noir que mon cœur


Je me rappel ce temps
où je cherchais les yeux fermés
errant de place en rues
de fontaine en nuits noires
souriant à l'envie
et me sentir inspirer les vents
fier comme un coup de nerf!

Mais j'aime voir tournoyer mon monde, sentir mes doigts entre mes mots, qui glissent entre les fosses et les ombres, dans le soleil noir, ivre des pleureuses...