samedi 14 août 2010

A la poussière de mes nuits


Si belle sur le cadran de mes rêves
Ce sourire à en pleurer un jour
Ces mots à m'en faire perdre la liane
Cet espoir sans futile aux grands abois
De la douceur de ses lèvres
Au délice de sa chaire
Je me joue dans l'obscur
Du brouillard de son image
Du temps qui s'efface
Du vent qui l'emporte
Au vent des maladresses
Au chant de mes ivresses
Je joue de cette vie
Qu'un jour tout construit d'abstrait
De désir et de tendresse
Qu'un jour destruction la raison
De vide et de paresse
Je me noie aux frontières de ma cellule
Je me bat aux aléas de ces chaînes
Fracassé contre les barreaux de mes lunes
Je tend les bras à la lueur de son image
Au cœur de cette douce folie
Ce marais qui s'enlise
Ces fleurs qui s'esquivent
La belle pleure
Car je ne sais
Quel jour il me fuit
Quelle lumière s'éclaire
Sur le temps qui s'en va
Ce soupir qui s'éveille
Aux malheur de la douce mousson
Que ce jour est triste
Triste de réalité...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire