samedi 15 mai 2010


Il y a des fleurs, sur nos envies, qui crient et qui pleurent, qui nous voient nous déchirer au gré des concessions, au fil des confessions, à imaginer nos mains liées, nos poings levés, à délaisser la toute grandeur, à dépareiller nos idéaux, notre espoir, à nous reconstruire sur nos chants débousselés, de ces princesses incarnées par nos prostituées, à ces louanges habillées par cette vulgarité, par ces erreurs des mots, cette éviction de la raison, au gré de la pluie qui tombe, au creu de cette larme qui nous berce, à imaginer l'homme libre de lui même, déchainé de sa passion, désarmé par son amour, à illuminer soleil et hémisphères, par ses tristes publicités, par ses grandes idées, par ses charmeuses diversités...

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