dimanche 16 mai 2010


J'aime son petit air négligé, trainant les pieds de part et d'autre, grinçant son souffle au détour d'une desserte, aboutissant au gouffre des petits yeux. D'un jean qui semoule, d'un air qui se pend à être pleureuse, à être heureuse, d'une larme interne, d'une capitulation à l'abolition des cons, à l'exaltation du paraitre.

M'as tu visme d'une heure, marcheuse des pleurs, d'un regard fermé tu ouvres la voie à cet air dépravé, d'une esquisse à l'orée de mes doigts, à l'esquive de ma voix. Traine les pieds ma belle idiote, de ton sourire, je deviens dingue, de la petite lisière qui nous sépare, de ce petit impossible qui nous rapproche.

Tu pars négligeante, tu me fuis de tous tes pas et tu me laisses trainant ma gloire, d'un pas décidé, marchant dans le noir, fuyant ma route, je te suis d'une envie insoumise, d'un œil décousu, sur la bas de ton dos, sur le creu de tes seins, par la moiteur de mes mains à l'envie de tes biens. Tu me répulses dans mes recours, tu m'écris dans mes comptes à rebour, en avant vers la patience de ton corps, je m'attends à toute lueur de ton heure.

Je mords dans ma chaire, je vie dans mon ère, je pleure dans cette misère, qui te nuit et me détruit, qui me fuit et m'envahit. Enondé de mes mots, je me meurs, noyé par tes rires... Petite pleureuse!

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