samedi 2 avril 2011

Brève romance en deux mots


Tu es tellement plus qu'un regard froid qu'un regard terne
tu es tellement plus qu'une lanterne froide qu'une lanterne vide
Au doux regard d'un hiver feint qu'une histoire dite conte du compte qui parcours les toits
dans le creux de ses mains sobres, incarnées d'inconscience
D'une ironie d'une pauvre larme, déguisée sans esquisse sans malice sans revers ni travers
pas de charme pour la noce qui s'évade, pour la messe qui s'écrase
D'un regard ivre aux yeux de mes nuits, aux souvenirs indécis, elle est belle la comédie que l'on joue
dans les bars dans la crasse dans les rues les trottoirs les au revoir
D'un corps brûlant, d'un mot sans accord de disgrâce de raccords qui sonnent faux
dans l'histoire la soif des immondes tant amers sans calvaire ni tréfonds
Sur l'encens oublié, refusé de courir de gémir sous le souffle sans soupir, qu'on inspire
marchant nus dans les rêves, fiers et impromptus
Dans la couleur suave qui palpite
et les grèves qui nous agitent

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire