
Elles lisent toutes dans le noir
Elles lisent toutes sans espoir
Et la pluie saigne et les gens pleurent et j'en vis les corps sages déliés de la rage de mes doigts des tâches et d'un air de rien
Mais elles lisent même quand il fait froid
Oui elles lisent bien quand il fait froid
A en voir deux ces yeux qu'une envie, le suicide de trois mots dans ses bras, d'un au revoir qui s'affole, des sacrés des instants
Non elles lisent non elles pleurent
Oui elles lisent ceux qui pleurent
Des enfants des orages de l'appuie des arbres gris des petits sauts, dans le vide la couleur de ses clairs de l'une de l'autre ou bien de rien
Bien qu'elles lisent seules pour nous voir
Oui elles lisent juste pour y croire
De ma neige qui tourne des rives et décrète la tempête, danse les coupelles sont belles même vides les verres ses airs m'emportent les tours d'elle
Elles lisent en fermant les yeux
Car elles lisent toute la pluie
Mais elles lisent que des conneries
Oui elles lisent bien tout ce qu'on dit
Que crèvent les faux, les taux les comptes, de fébrilité en noir en blanc et si elle s'assombrit quand on sans volcan les petits bars et la poussière les cendres et la lumière
Elles lisent les brèves
Elles lisent en fièvre
Mais quand tu veux faire mes livres aligne-t-elle digne la maligne par les seins sinueux des vœux ou des nains par les veines l'attente que l'on monte
Elles lisent ce mémo
Et je ferme l'ivre mot
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