J'ai oublié les fois
De vieilles histoires
Où les folles
Savaient chanter
Buvant
Dans les poussières
Le
soir
Et la fumée d'un bar
Trop encombré du temps
Passé à s'oublier
Mais on s'est vu
Là on s'est vu
Et on l'a retrouvé
On l'a repris le temps
De se perdre de vu
De s'oublier en marchant
Fermons les yeux
Vas y ferme-la
Ferme...
Ferme
La porte dans la gueule
Les yeux aux étroites
Obstiantes et obsédantes
Alors on l'a revu
Le vent qui a soufflé
Qui fait crisser des dents
Qui fait pleurer les filles
Qu'on a soufflé
Qui fait rêver
Et les chemins
Les petites feuilles
Ça vole
Ça plane
Dans le vent
Et le temps
De l'argent
À s'étouffer
Le vent
À se le faire souffler
Dans le nez
La poussière
Dans les yeux ta misère
Mais on s'est vu
On a pleuré
Du temps
Ou d'autrefois
Des pierres jetées
Dans les mers
Les rivières
Que les ponts
Aux défilés
Amer
!
Regrettant du temps
Trop vite qui s'est barré
Mais on s'est vu
Oui t'as bien vu
Qu'on a trouvé
L'espoir d'un temps
Seul avec toi
Seul et sans toi
Seulement d'un oeil
Fermé sur ce temps
Ce putain de temps
Qui n'en finit plus de passer
Alors
Du passé au pésent
De perdre au conjugué
Comme une lettre au vent
Qu'on a laissé voler
En éclats de sanglots
Des miroirs brisés
Dans les airs essouflés
Chantés à bout d'alors
Mourir du temps
Passé
Décrire décrire
Et décliner
L'irritation au temps
Des poussières
Dans les yeux
Que t'as jeté d'un mot
Que t'as craché
Sanglot
!
La pluie qui tombe
Nous fait tout oublier
Nous fait tout oublier...
Sur la route
Les feuilles
Qui ont volé un temps
Et retombées souvent

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