mardi 10 mai 2011

Les yeux grands oubliés




Noyé dans mon bocal, sous les yeux des buvards sous les doigts dans branleurs les horreurs la fine fleur
Pris comme ses reins dans les farces ou la messe, les p'tites flammes qui s'éteignent des clichés des au-revoir
Je me saoule à grands coups de p'tits mots tristes, d'airs de piano, de strings ou de guitares, de traits noirs et de regards
De sang globalité des heures qui passent, sur le réseau ou le souvenir, dans le social ou les encens, aux cœurs des grises, des bleus des noirs, sous la lune comme la plupart!

Parce que j'enchaîne la poussière, j'arrose au vide des pages, sur les post-it pour s'oublier pour rien y perdre, pour s'y donner et s'enliser
Pour les routes toutes tracées, qu'on a rayé qui ont brûlé, qui sont passées, ou oubliées, pour tout te prendre et t'arracher, de cette terre de tous nos mondes, de ta lune d'un sommeil
Prends ma main écoute mes pas, dans le ciel les nuages, une cigarette une pierre du miel, de la tendresse à l'ardeur qu'on baise, de nos lèvres la stupeur

Pour pleurer la guerre à nos corps, d'armer nos pauvres cœurs, sous la douleur des coups de semonce des balles qui trinquent à nos verre nos sueurs, dans nos bras nos désirs, toi qui tremble qui est folle, toi qui brille de l'alcool qui s'étend au comptoir, d'une pauvre envie qui dérive sur ton dos la fièvre des dépressions, le frisson qui caresse ton odeur, la fraicheur des boissons, la chaleur qu'on suffoque, tu souris tu oublis, la vie qui dit qu'il est tôt qu'il tard, la nuit qu'il est temps, la tempête les ivresses, la tiédeur des maladresses, la corde tendue entre nos mains, les vents pendus entre nos armes, à ces pas la faiblesse, dans le noir de t'y voir, pour un jour on s'y perd, les yeux grands oubliés, dans la toile la fumée.

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