mardi 22 mars 2011

La fenêtre close


C'est l'immortel que l'on chante les sirènes, celle de l'heure qui frappe à nos murs, qui vient du fond de nos cœurs, rappeler au secours, que les grandes rivières meurent, au delà des lambeaux, au dessus du quiproquo, des manants des faubourgs au rouge bleu et le ciel crie, pleure et malheureux, chantons la fin des temps, l'insomnie qui nous guète qui me frappe et m'achève m'assoiffe et m'enfonce dans l'ennuie dans la vie ici le cœur qui bat fort le cœur qui bat vite, qui rit qui chante et qui dit, ma fois oui tu es là, ma vie oui tu es finie, folle la sauterelle court, folle elle s'étouffe, s'essouffle de mes yeux morts, de mes cris sourds, de ces chants à ces beaux heureux, à ces manoirs qui dansent, à ces rengaines qui tuent la fin, à ces montagne qui crèvent, dans la rumeur dans l'histoire, dans la chaire de nos mœurs, dans la fièvre des braises qui nous consument et nous tuent, nous croquent nous mangent nous retournent nous s'il vous plait un jour le lundi ma fois la bleu qui frappe à la porte la fenêtre close la chandelle morte qui ruisselle sur ta peau, qui éclaire tes mots, mes beaux mon dieu mon baiser qui s'endort, mon silence qui s'alimente de ma mort, de ma rivière vide, de ma chanterelle alors, de ce qui bruisse, qui frémis et qui crisse, qui chantonne gentiment la vie qui va qui vient qui prend qui pleure qu'on boit qu'on meurt, dans les bras l'un de nous, dans les sanglots de la vieille misère espérance de nos lits aveugles de ces mouvances de ces espérances de ces.. un jour la nuit la guerre les pleurs la mère, l'horreur de la mer de la chanson gaie, de la couleur des mots, des morts qui sont là-hauts, de rien et d'espoirs, d'hypocrisie et de désespoir.

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