mardi 22 mars 2011

A l'aurore de ma porte... close!


Serrons nous la main, dans les entrailles de misère l'horreur l'odeur la peur et la fureur, la quinte qu'on esquinte qu'on malice qui régale le supplice qui esquisse nos desirs nos malheurs nos richesses nos replis nos ideuses compagnies, des métros aux campagnes, des métros aux croupions aux campeurs aux rougeurs qui se lisent sur nos yeux dans les armes des douleurs des fabuleuses prestations des fabuleux et fabulateurs, des demain des au revoir, des lendemain qu'on oublie sans s'y voir sans s'entendre sans s'y perdre, je me sens je me vois je m'ironise je m'irradie de chaleur de nonchalance, de discrédit en hippies malmenés, mal-autrui, qui se mouche de pouvoir dans les rues dans le noir, dans les croix qu'on déplie, qu'on étale qu'on remballe, qui s'esquive de nos pas de nos fracas, dans la lueur d'une porte...

Dans la lueur de nos soins, apportés affamés, par les frères main dans la main, dans le regard noir, qui s'étouffe de me voir, qui s'enfouis de me revoir, qui se détruit se délie, se remplit et voici mon amour, que je te serre dans mes bras, dans le noir et l'aurore.

Ici vient sa douceur, caressant mes couleurs mes charmantes petites friponneries, qui se sont oubliées, par le calme des mers, déchaînées, les putains rient!

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